Pourquoi s’arrache-t-on les bons coloristes ? Parce que plus de 65 % des Françaises confient leur couleur à un professionnel, garant d’une expertise et d’un service. Un marché lucratif pour qui sait jouer de la colorimétrie… Rappel des règles du jeu par des spécialistes.

Rendre les choses simples et intéressantes, les bons coloristes ont ce don. Aussi, quand ils disent qu’il suffit de maîtriser ses bases pour s’amuser, trouver l’équilibre, le bon mélange et faire de belles couleurs, on les croit. Sur ce chemin, le professionnel a un guide : l’Étoile chromatique.

Pierrick Beringer 
Rodolphe Lombard 
Ludovic Geheniaux
Couleurs primaires, couleurs complémentaires
La couleur est une notion très subjective, chacun ayant son interprétation personnelle. Avec toutefois quelques préceptes rappelés par le coloriste Pierrick Beringer, Hair Artist Colorist L’Oréal Professionnel : « Les grandes règles commencent avec les trois couleurs primaires : bleu, jaune et rouge. Leur mélange donne le marron – avec toutes ses nuances et ses intensités –, la base des couleurs fondamentales. Au-delà, il y a les couleurs complémentaires (orange, vert et violet) qui s’opposent aux primaires sur l’Étoile chromatique et les neutralisent : le vert neutralise le rouge, l’orange le bleu, le violet le jaune. »
Ensuite, une couleur chaude contient en pourcentage de couleur primaire plus de jaune que de bleu et inversement. La couleur naturelle est la hauteur de ton (la fondamentale ou la base). On est en référence 10, du 1 au 10 blond très très clair en passant par le 5 châtain clair, classées sur une échelle de tons à connaître sur le bout des pinceaux. Cette nuance naturelle n’est pas neutre, elle s’accompagne d’un reflet principal et d’un reflet secondaire.
Aux fondamentales correspondent des fonds d’éclaircissement
Il faut garder en tête les trois principes de correspondance (fondamentale, fond d’éclaircissement et reflets), dont l’association définit la composition des nuances. Un bon coloriste définit en quelques secondes une fondamentale et lui attribue son fond d’éclaircissement (éliminer partiellement ou totalement les pigments naturels, rendre le cheveu transparent). Il doit avoir une analyse mathématique et être discipliné. Le coloriste doit avoir des automatismes essentiels comme « connaître le passé de la chevelure, même s’il s’agit d’un cliente habituelle, elle peut avoir fait quelque chose chez elle… », prévient le coloriste Rodolphe Lombard. Ensuite, à partir d’une raie, déterminer la hauteur de ton à la racine, estimer le pourcentage de cheveux blancs, regarder les demilongueurs et les pointes pour définir les couleurs que l’on voit. On jugera alors si l’on peut réaliser ce que veut la cliente. Après avoir respecté ces comportements de base, le bon coloriste évitera le piège de « l’allongement réalisé trop tôt par rapport aux racines. Il doit être fait dans les cinq dernières minutes, notamment si le cheveu a déjà été coloré », rappelle l’expert Ludovic Geheniaux. Mais avant d’en arriver là, il faut souvent des années de pratique.
Les 7 reflets principaux
Un professionnel doit savoir par cœur les sept reflets : ,1 cendré (bleu). ,2 irisé (violet pâle, parme nacré). ,3 doré (jaune). ,4 orange (cuivré). ,5 acajou (rouge marronné). ,6 rouge. ,7 vert (mat, bronze). Un 6,34 est donc un blond (6) doré (,3) cuivré (,4). Le deuxième chiffre qui renforce le premier est chaud et le deuxième froid, il l’atténue. Un reflet chaud tient mieux qu’un reflet froid plus fragile, plus délicat étant le cendré. S’il y a un zéro devant, comme : ,01, le reflet est naturel. Si le zéro se situe après : ,10, le reflet est intense.
LE SAVIEZ-VOUS
Du métal dans les cheveux
Même les cheveux les plus sains sont sujets aux irrégularités colorielles (balayages, décolorations et colorations d’oxydation) et à la casse. Le principal responsable ? L’excès de métal dans la fibre capillaire, soit plus de 30 ppm (parties par million) pour la quantité. En effet, L’Oréal Professionnel, en collaboration avec l’université d’Ioannina, a découvert que l’eau peut contenir une quantité importante de métal. Mais d’où vient-il ? Tout simplement de l’érosion des canalisations. Ces particules métalliques, dont le cuivre, s’accumulent à l’intérieur de la fibre capillaire. Et entrent en contact avec des oxydants, lors d’une coloration, d’une décoloration ou d’un balayage. L’Oréal Professionnel a trouvé une molécule idéale capable de neutraliser ce métal. C’est ainsi que la glicoamine est au coeur d’un nouveau protocole professionnel appelé « Metal Detox », composé de trois étapes en salon : le prétraitement (spray) neutralise le métal avant la coloration, la décoloration ou le balayage ; la crème lavante antimétal (shampooing) détoxifie après le service technique ; et le soin protecteur antidépôt (masque) empêche les nouvelles particules de métal de se déposer. Le risque de casse est réduit de 87 %*, le résultat coloriel 100 % fiable, l’absorption de la couleur optimale.

Biblond, pour les coiffeurs !










