Pourquoi tout salon devrait avoir un coach professionnel ?

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Faire appel à un coach professionnel permet de gagner du temps et offre, indiscutablement, les clés essentielles pour progresser et piloter au mieux son activité, en cette fin d’année 2020, fragilisée par le coronavirus.

COMBIEN ÇA COÛTE ?

Contrairement aux idées reçues, les coachs ne sont pas réservés aux patrons du CAC 40.
« Toutefois, c’est très difficile de donner un tarif car il y a plusieurs facteurs
qui entrent en ligne de compte. Certains coachs appliquent des forfaits, d’autres, un taux horaire. On peut considérer que 1 000 euros par jour est un tarif “juste” pour un “bon” coach. Mais encore une fois, tout dépend si le salon gère une équipe avec beaucoup de salariés à auditer. » À vérifier aussi, dans le devis, la prise en charge de ses frais professionnels.
Hôtel, déplacements, restaurants… « Si dans le forfait, le montant des frais n’est pas précisé, demandez-le au coach pour éviter les mauvaises surprises. »



COMMENT CHOISIR ?

Samy Petot est clair : « Une de mes recommandations est de s’appuyer sur les avis de confrères et consoeurs qui relatent leurs expériences pour accréditer le coach qui conviendrait le mieux au salon. » Comme un psy, un coach se choisit, on doit parfois en tester plusieurs. Lors de la première rencontre ou de l’entretien téléphonique, posez-lui des questions sur son expérience, son parcours, ses méthodes de travail… « Observez-le : comment parle-t-il ? Pose-t-il les bonnes questions ? Sait-il cadrer la problématique ? » S’il est avant tout dans l’écoute et ne fait pas de la vente forcée, c’est plutôt bon signe. En revanche, s’il pose un diagnostic au bout de cinq minutes… fuyez ! Un bon « coach » vous proposera un coaching avec un nombre de séances, au salon et par téléphone.

« En général, deux jours sont suggérés pour commencer. À renouveler tous les six mois si possible. » Parfois, des salons choisissent des coachs professionnels, mais
qui ne sont pas issus du milieu de la coiffure. « Pourquoi pas ! Mais il faut être vigilant tout de même à ce que le coach ne sorte pas trop du cadre de la coiffure », précise Samy Petot. II vaut mieux viser des associations professionnelles comme SF Coach, ICF-France ou EMCC France. Chacune de ces associations a établi un code de déontologie, ou une charte pour labelliser les « vrais » professionnels et contrer les gourous et autres charlatans.

QUELS PROGRAMMES ET MÉTHODES ?

L’objectif de faire appel à un coach en management est d’acquérir les techniques permettant de mettre son équipe en condition de réussite, mais aussi d’apprendre à renforcer son autorité en matière d’encadrement. « Se comporter en leader, prendre des décisions et agir, développer le potentiel de son équipe pour accroître les performances individuelles et collectives sont quelques-uns des thèmes abordés par les bons coachs », souligne Samy Petot. Il arrive parfois qu’ils apprennent à communiquer oralement avec clarté, persuasion et efficacité.

Des clés essentielles pour gagner la confiance de l’équipe, en utilisant des leviers de prise de parole charismatique. Quelle que soit la thématique, un bon coaching permet, en deux jours au minimum, de balayer tous les indicateurs extérieurs (vitrine, enseigne…) et intérieurs (hygiène, accueil…) et de statuer sur les points d’amélioration avec le dirigeant. « Le lendemain est consacré à la mise en place de protocoles de “savoir être”, qui représentent 80 % du coaching, et de savoir-faire. » Sans oublier, l’importance de briefings réguliers avec l’équipe, une démarche fondamentale pour tout salon. Et Samy de conclure : « Un bon coaching assure entre 10 et 20 % de chiffre d’affaires supplémentaire à l’entreprise. » Alors, action !



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