À l’ère du vélo, de l’imprimé et des couleurs vestimentaires, et du télétravail, l’homme revisite son style et sa coiffure ! Sa coupe reprend du poil de la bête et s’autorise davantage de longueur. Un résultat plus moderne et désirable… Un appel à la liberté.

« Finie l’époque du coup de tondeuse, le crâne rasé et le fameux dégradé américain, lance tout de go Samy Petot. Les cheveux rallongent afin de varier les coiffures et les styles. On le voit bien dans le milieu sportif mais aussi à la télé (avec notamment Yann Barthès), dans les journaux et dans la rue. Ça ne vous aura pas échappé, le phénomène prend de l’ampleur ! »
Les 15-25 ans et même les trentenaires sont fous de leurs nouvelles longueurs. Pour Victor, 20 ans, prendre soin de sa chevelure est une seconde nature : « Je pique régulièrement à ma mère ses soins et je n’utilise pas de gel, ça les abîme. Je vais chez le coiffeur tous les deux à trois mois, et je me passe la main dans les cheveux à peu près… cent fois par jour ! » Alors mèche sur l’oeil pour les amateurs de « brit pop » (pop anglaise en français), ondulations wavy tombant sur le front ou tignasse ébouriffée pour les nostalgiques de Bob Dylan, le cheveu s’assume, se customise et fait figure de référence. « Il est devenu pour la gent masculine une préoccupation majeure, un incontournable accessoire de look et le confinement l’a obligée à accentuer cette allure faussement négligée, précise Samy Petot. Plus concrètement, les bordures et le dégradés sont plus bas et le dessus de tête plus long dans le tombant naturel du cheveu. Quant aux dégradés sur les côtés, ils doivent être doux. » Bien réalisées, ces prestations, plus longues en temps passé car plus techniques, fidélisent à coup sûr cette clientèle. Et le tarif est plus élevé.
UN TALENT DE COUPEUR
La question : comment faire savoir que vous êtes aussi et surtout un pro de la coupe longue ? Réponse de Samy Petot : « Plusieurs pistes comme la promotion en vitrine de plusieurs visuels afin d’inciter le passant à pousser la porte du salon. Pensez aux réseaux sociaux avec la présentation de modèles réalisés avant/après. Le professionnel peut aussi communiquer sur les formations réalisées comme Master of Men’s Grooming d’American Crew, qui propose notamment un panel de coupes longues. »
QUELS OUTILS, QUELS PRODUITS ?
« Pour ce genre de coupe, on travaille beaucoup avec les ciseaux, le Feather et très peu avec la tondeuse (environ 10 %), uniquement pour réaliser les dégradés bas et les pattes. »
Côté produits, il faut les choisir modulables et faciles à coiffer. « Et cette clientèle est toujours avide de nouvelles propositions. En bref, pensez à des sprays comme le produit Alternator que j’adore. C’est un spray pour le coiffage et il apporte une finition tout en souplesse. Bien aussi : les crèmes de coiffage à la texture légère comme Fiber Cream ou encore Texture Lotion Crème Coiffante. On oublie les pâtes et cires pour ce type de coiffure. »
Enfin, il n’est pas rare que cette clientèle recherche des services techniques, des aides au coiffage. « On propose alors un service partiel comme Lasting Shape. Quelques rouleaux sur le dessus de tête, 45 minutes de pose et le tour est joué. Puis, on programme une visite dans les deux mois qui suivent. » Résultats ? Une fiche moyenne gonflée et un client fidèle.




Biblond, pour les coiffeurs !









