Fashion, sensible, exigeant… L’homme de 2019 promet de belles heures aux professionnels de la coiffure. Encore faut-il proposer les bons produits… Comment s’y prendre ? Décryptage.
Fashion et déterminé, l’homme n’a plus grand-chose à voir avec l’ours viril et souvent sans style de ces dernières années. Désormais, il assume pleinement son rôle de bête de mode. Et ça tombe bien, car les médias et les publicitaires adorent ça ! L’homme veut plaire et a pleinement conscience que l’image renvoyée est très importante pour sa vie professionnelle et personnelle. « Le client veut pouvoir recréer facilement sa coiffure chez lui devant sa glace. À ce moment précis, le professionnel doit avoir un rôle éducatif et lui expliquer clairement la bonne utilisation des produits, conseille Stéphane Amaru, Creativ Business Developer Aveda. Cela passe obligatoirement par une excellente connaissance des produits par le coiffeur. » Pour que le message passe clairement, on parle de textures, d’odeurs, de confort et de simplicité d’utilisation. Il faut être concret et
montrer les bons gestes durant la prestation au salon.
Côté marque, laquelle choisir ?
« Bonne question, surtout que l’offre s’est considérablement enrichie depuis cinq ans, souligne Stéphane Amaru. Pour moi, deux solutions s’offrent au salon dans le choix d’une marque. C’est soit politique, soit affectif. Et donc, l’idée reçue
la plus courante ? Croire que c’est le produit ou la marque qui fait vendre. Eh bien, non ! C’est le coiffeur », lance tout de go ce formateur chevronné. Tout en gardant à l’esprit : 2.7, la marge que le coiffeur doit réaliser pour la vente. Aujourd’hui, tout salon doit savoir se démarquer. L’amour du produit (qualitatif oblige) et sa marge vous permettront de développer votre chiffre d’affaires. La politique de recrutement des marques est de plus en plus agressive. Alors, certains fournisseurs pourront officieusement vous accorder des prix avantageux, d’autres seront davantage disposés à offrir des formations, de l’image… À vous de juger quel est le meilleur partenaire. Autre paramètre à prendre en compte : adhérer à l’ADN de la marque en fonction de son marché et aux besoins des consommateurs. Regardez aussi du côté des green marques qui font le buzz. Avec, à l’arrivée, des formules toujours plus respectueuses de la planète, des animaux et de la santé, lovées dans des packaging trendy qui font leur effet posés dans la salle de bain de ces messieurs.
À savoir
– Avoir le moins possible de fournisseurs permet de jouer sur le volume d’achat et d’être un client plus difficile à perdre. Néanmoins, être un salon multimarque permet d’être plus souple et de séduire une clientèle plus large.
– Ne pas se laisser berner par les remises successives que l’on vous accorde !
– Ne jamais faire savoir à un représentant combien vous pesez (chiffre d’affaires
), il essayera de négocier la totalité du marché. Si les pistes sont brouillées, il sera
moins assuré dans sa négociation.
– Connaître les points faibles du fournisseur permet de mieux négocier.
– Enfin, un représentant, aussi aimable soit-il, est avant tout un commercial et son chiffre d’affaires est fonction de votre commande.
Biblond, pour les coiffeurs !








