Il fait partie de ces coloristes stars qui déclenchent des vocations. S’il a développé au fil des ans une vision globale de la couleur en participant à nombre de campagnes beauté et parfum, Frédéric Mennetrier se veut avant tout un artisan avec L’Atelier Blanc et son équipe. C’est donc à ses salariés que Biblond a demandé de tracer le portrait du patron.
Pierre Bissonnier, coloriste studio, est le plus ancien salarié de L’Atelier Blanc. « Ma rencontre avec Frédéric a été un coup de foudre professionnel. Je ne le connaissais pas et je l’ai perçu comme un original avec un humour fin. Il peut être déstabilisant, mais du coup, il se fait très accompagnant. » Le plus difficile a été de découvrir une nouvelle façon de travailler : « Ici, on passe plus de temps en diagnostic que dans la réalisation capillaire. On fait le diagnostic à deux, voire jusqu’à cinq, pour trouver la meilleure solution. »
Silvio Poveda qui vient de fêter ses quatre ans d’ancienneté a failli partir, car son truc à lui, c’est le massage capillaire. « Frédéric m’a retenu, aidé à trouver de bonnes formations, m’a permis de trouver ma place dans le salon. Et je me demande encore si je méritais une telle attention. » Trouver sa place à L’Atelier, c’est aux dires de tous intégrer une famille.
Emmanuel de Moura, débarqué de Bordeaux il y a cinq ans pour travailler avec les meilleurs coloristes de Paris. « J’ai été surpris par sa façon de travailler qui est très singulière dans le métier. C’est une autre façon de voir la couleur. Ici, on apprend à mélanger les produits, modifier les temps de pause. On apprend à réfléchir de façon différente. Frédéric a un oeil, il est passionné. Donc travailler avec lui est très enrichissant. » Selon Emmanuel de Moura, tout marche en groupe à L’Atelier Blanc. « Les clashs ne sont pas rares dans la famille, mais Frédéric nous a appris à communiquer grâce à des cours d’art oratoire. Donc nous trouvons toujours des solutions. C’est lui le patron, mais il a en quelque sorte distillé son savoir-faire et son pouvoir à l’équipe. »
Pour Eric Buteau, recruté comme coupeur en octobre dernier alors qu’il rentrait de New York, « Frédéric est très paternaliste et sa voix change quand il est impatient. Mais il se donne à vous à 200 % et il vous remercie quand le travail est bien fait. Cela donne envie de travailler et de se dépasser. Plus fou encore, il nous rembourse nos tickets de musée ou d’expo car il veut que l’on se cultive ! »
Si Frédéric est un père spirituel pour tous, Eric tient à préciser : « Au final nous sommes hyperlibres. C’est de la liberté créative très valorisante pour nous. »
Avec ses sept ans d’ancienneté, Luc Maurille, coloriste, fait partie des plus anciens de L’Atelier. « Je savais que Frédéric a un oeil pointu et qu’il va jusqu’au bout des choses avec une vraie identité. Mais j’ai dû mettre de côté tout ce que j’avais appris avant, car son regard et sa façon d’aborder les travaux est très différente. À un moment donné, on ne sait plus ce que l’on sait. Il faut alors accepter d’apprendre et lâcher prise. »
Trois dates-clés
2000 Ouverture du premier Atelier à Paris, exclusivement dédié à la coloration studio.
2011 Ouverture de L’Atelier Blanc à Paris.
2018 Lancement de la gamme de produits L’Atelier Blanc
Biblond, pour les coiffeurs !












