Italien d’origine, Rino de Nicolo commence sa carrière de coiffeur et se dirige rapidement vers l’univers de la tarologie et de la psychothérapie. Deux passions qu’il exprime à plein temps aujourd’hui.
COMMENT AVEZ-VOUS DÉCOUVERT LE TAROT ?
Lorsque Jean-Marc Maniatis m’a fait venir dans son équipe, un collègue m’a présenté Alejandro Jodorowsky, un artiste francochilien. Il est aussi connu pour sa pratique du tarot divinatoire pour lequel il a une approche plus psychologique qu’ésotérique. La passion des cartes est venue après cette conférence, tout comme l’enseignement de la psychothérapie. J’ai étudié sans relâche ces deux disciplines pour pouvoir transmettre ces valeurs. J’ai suivi des cours chaque semaine, j’ai voyagé pour rencontrer des personnes hors du commun, assisté à des conférences et lu beaucoup d’ouvrages.
À QUEL MOMENT EN AVEZ-VOUS RESSENTI DE LA SATISFACTION ?
Lorsque mon salon tournait à plein régime, j’ai eu l’opportunité d’ouvrir d’autres salons de coiffure. Mais ce n’est pas ce que je voulais. J’aspirais à approfondir mes connaissances pour le tarot et la psychothérapie. J’ai mis un grand coup d’accélérateur. J’ai animé tous les mardis soir des séances gratuites. C’était magique. Depuis cinq ans, j’étudie davantage la psychothérapie. Je me suis inscrit
dans une école pour obtenir le diplôme de psychothérapeute praticien. Et si tout va bien, j’obtiendrai le sésame en mars prochain. Mon travail autour de la thérapie se traduit aussi par des séminaires en Italie et Suisse.
FAIRE APPEL À L’INTUITION, ALLER À LA RENCONTRE DE L’AUTRE… CE SONT FINALEMENT TOUJOURS DES VOIES QUE VOUS CHOISISSEZ ?
Ce sont les principes mêmes de la vie dont nous avons tant besoin. C’est primordial. Aujourd’hui, je réalise mes rêves, dont un livre sur le tarot.
VOTRE CLIENTÈLE ÉTAIT-ELLE AU COURANT DE VOTRE PASSION POUR LES CARTES ?
Oui. Il m’arrivait régulièrement de tirer les cartes aux clients. Au début, pour me faire connaître et créer le dialogue, j’avais laissé un jeu de tarot sur la caisse du salon. Les soirées tarot m’ont apporté beaucoup de clients au salon. Et la coiffure m’a formé en sciences humaines, au dialogue et à l’empathie.
UN PARCOURS PARISIEN
Les débuts de Rino de Nicolo sont assez classiques : apprenti coiffeur à Bari, ville d’Italie où il est né, puis à Milan. Il débarque à Paris, en 1971, débute dans des salons parisiens dont celui de Jean-Marc Maniatis et, en 1983, il ouvre son salon, rue de Ponthieu. Coiffeur de personnalités, il développe le lissage et les extensions. Coiffeur adoré des photographes de mode, il a longtemps été présent sur les défilés. En janvier dernier, il a posé les ciseaux. C’est Patrick Gaveau, son associé qui a repris le salon.
Biblond, pour les coiffeurs !








