En 2025, les marques de coloration végétale voient rouge. Et lancent, tour à tour, de nouvelles nuances pour une chevelure flamboyante. Décryptage et conseils d’experts.

Adoptées par les fashionistas, les tendances Cherry Coke – du nom de la célèbre boisson gazeuse – ou Copper Hair – plus cuivré – font fureur sur les réseaux sociaux. Leurs reflets audacieux, variant du rouge au bordeaux en passant par le cuivre, donnent aisément une touche sophistiquée à la chevelure. Une bonne nouvelle pour les aficionados de la coloration végétale : la nature regorge de plantes et de fleurs aux teintes écarlates. Les experts de la coloration végétale le savent, ils ont leur carte à jouer. Et ils la jouent ! « Ces reflets rouges sont parfaits notamment pour apporter de la lumière et de la brillance à un brun », note Hélène Landreau, cofondatrice de Couleurs Gaïa qui, au dernier MCB by BS à Paris, présentait le premier cuivré rouge 100 % végétal de la maison, certifié bio Cosmos Organic, qui, donc, ne contient pas de sodium picramate, sel métallique souvent utilisé pour intensifier les reflets rouges.
Pour obtenir cette tonalité, la marque experte a associé quatre plantes tinctoriales précieuses : garance, hibiscus, betterave et rose. Résultats ? Nuance Rouge offre des reflets qui s’accentuent au fil des colorations et des rendez-vous.

UN SAVANT MÉLANGE DE PLANTES ET DE MOLÉCULES COLORANTES
Sans picramate de sodium également pour le nouveau rouge 100 % d’origine naturel et végétal de Marcapar. Plutôt qu’énumérer les plantes utilisées, Christian Roche, fondateur de la marque, insiste sur l’aspect scientifique qui se cache derrière, en détaillant les molécules qui permettent d’obtenir cette belle couleur équilibrée. Dans la famille des quinones, la Lawsone, pour des tons d’orangé-rouge, qui permet l’accroche sur la kératine du cheveu tandis que l’Alizarine apporte des tons de rouge. Dans la famille des flavonoïdes, l’Hématoxyline apporte des tons de rouge violacé, les aglycones pour les tons de rose et les anthocyanidines pour les tons de brun rosé. Enfin, dans la famille des bétalaïnes, la bétanine donne des tons de rouge violacé. Suivant le liant auquel on mélange la poudre – de l’eau chaude ou une des décoctions exclusives de la marque – nous n’obtiendrons pas le même résultat. Le conseil ? Un temps de pose d’une heure sous chaleur.

TEMPS, PATIENCE ET SUPERPOSITION
Pas de sodium picramate non plus pour la marque Baaly. Sa fondatrice, Christelle Flouret, coiffeuse depuis trente-cinq ans à la tête de son salon Aroma C, a voulu aller au bout de sa démarche : une coloration végétale 100 % naturelle. Dans sa gamme, le Rouge Carmin de Joséphine allie des poudres de plantes récoltées, séchées et moulues de façon artisanale. « Mais ne nous méprenons pas ! Vous n’obtiendrez pas un rouge intense en une seule fois, comme avec une coloration chimique. C’est au fil du temps et avec la superposition des colorations que les reflets exploseront », précise-t-elle. La cliente devra donc faire preuve de patience. Chez Terre de Couleur, le Rouge peut aussi être utilisé pour créer des patines cuivré rouge sur des mèches ou balayages mais aussi pour réaliser des mèches ou balayages sans faux reflet. Le laboratoire invite le coloriste à jouer à l’apprenti magicien. En effet, grâce au dosage du Color Play, un booster végétal à associer à la nuance rouge, le professionnel peut moduler le rendu.
Biblond, pour les coiffeurs !








