Le 8 octobre dernier, dans l’un des salons privés de la Samaritaine à Paris, Kevin Murphy lui-même, venu tout droit d’Australie, et ses équipes parisiennes ont offert un moment privilégié avec atelier de coiffage et rencontre pour célébrer les 20 ans de la marque. L’occasion pour Biblond de poser quelques questions en one-to-one au fondateur de la marque.
Vous venez de fêter vos 20 ans de création, quel regard portez-vous sur votre parcours ?
Je ne pensais pas que cela durerait aussi longtemps. Les dix premières années ont été très lentes et les dix dernières très rapides. C’est assez drôle comme sensation car je me trouve vieux mais en même temps très satisfait
La marque Kevin Murphy est implantée dans combien de pays ?
Nous sommes présents dans 48 pays et le dernier en date est le Pakistan. Nous nous sommes implantés en Inde il y a deux ans et cela fonctionne très bien. C’est un grand pays peuplé bien sûr avec de beaux cheveux. Le rêve ! Nous ne sommes pas présents en Amérique du Sud car nous ne pouvons pas contrôler notre marque comme il le faut. Pourtant, j’aimerais bien conquérir le Brésil par exemple car c’est un marché porteur, notamment pour les boucles.
Vous êtes un coiffeur studio au départ et vous avez coiffé de nombreuses stars. Est-il difficile de passer à des coiffures plus commerciales ?
Non, au contraire. J’ai beaucoup plus d’inspiration pour l’élaboration des produits. Mon objectif est de répondre à plusieurs problématiques en un seul produit. Je suis à fond pour les produits tout en un.
Vous avez été un pionnier dans l’élaboration de produits où les ingrédients sont contrôlés et végan…
En effet. J’ai un très bon chimiste qui travaille avec moi depuis vingt ans. Il connaît par cœur les ingrédients que j’aime et qui sont adaptés en fonction du type et du résultat cheveux souhaités. On prône depuis toujours le végan et l’écoresponsabilité des produits. Il faut compter deux ans entre l’élaboration et le lancement d’une nouveauté qui n’impacte pas l’environnement.
Où trouvez-vous vos inspirations ?
Partout. Je ne suis jamais à court d’idées car je suis un grand observateur. La difficulté, c’est que toutes mes idées ne sont pas bonnes. Il faut donc faire le tri ! En plus, je suis un très mauvais dessinateur donc je prends des notes que je photographie car je perds régulièrement mes papiers.
Vos défis pour demain ?
Faire avancer rapidement les projets, comme au début lorsque nous étions une petite entreprise. J’aime être flexible.

Biblond, pour les coiffeurs !







