Christophe Versolato

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Attention talent ! Le Toulousain Christophe Versolato combine le sophistiqué et le glamour dans des créations audacieuses et chicissimes. Rencontre avec un pro décidé et inventif…

Bio express
1975 : Naissance à Toulouse
2009 : Première nomination aux Hairdressing Awards
2010 : Premier show au Casino Barrière
2011 : Coiffeur à La Villa Soriano, institut de beauté Carita à Toulouse

  • Mon arrière-arrière-grand-père ainsi que mon arrière-grand-père étaient coiffeurs. Cette vocation a sauté quelques générations avant de me contaminer à mon tour !
  • J’ai grandi et je vis toujours à Toulouse, mais je suis d’origine italienne. Mon nom porte la trace de ces racines familiales. La culture italienne est une source permanente d’inspiration pour moi. J’aime le raffinement des Italiens ainsi que leur conception si particulière du glamour.
  • J’adore les cheveux roux et cela n’est pas étranger à mon envie de devenir coiffeur !
  • Mon style est simple et épuré, légèrement sophistiqué, mais jamais exubérant.
  • Pour mon premier show, inspiré du thème animal, j’ai réalisé d’immenses serpents en cheveux !
  • Je ne pourrais pas me passer d’une bonne équipe. C’est essentiel pour moi. Je travaille d’ailleurs en collaboration avec le même photographe depuis quatre ans. Nous avançons ensemble.
  • En parallèle de ma recherche artistique, j’exerce désormais au sein d’un institut de beauté renommé, à Toulouse. Les femmes viennent ici chercher un moment de plaisir et non un simple service. Les échanges y sont très riches et respectueux, j’y ai trouvé ma place.

 

Il rêvait d’être styliste, le sort en décidera autrement. Christophe Versolato a gardé de cette passion d’adolescence un goût prononcé pour la photo et l’éditorial. « Pour moi, la coiffure est essentielle, mais elle ne suffit pas : pour être sublimée, elle a besoin d’être entourée. » C’est donc tout naturellement que ce Toulousain a trouvé sa place au sein d’un institut de beauté Carita, la Villa Soriano, où il officie en tant que coiffeur aux côtés de maquilleuses, d’esthéticiennes… « J’aime l’idée d’une beauté globale », note-t-il avec son accent chantant.

Des shows spectaculaires

C’est un nouveau départ, après dix-sept ans au sein d’un groupe de coiffure du Sud-Ouest, pour lequel il a créé des collections et réalisé deux shows au casino Barrière devant plus de mille personnes. « Pour moi, les shows doivent être spectaculaires, c’est l’occasion de sortir du quotidien et de se lâcher ! Pour mon premier show, j’étais parti sur le thème des animaux, avec des structures de crânes de buffle, habillées de cheveux ! Le second explorait la notion du temps, le passé et le futur. J’ai beaucoup travaillé sur la  de la mariée-robot se soulevait tout seul ! Je rêve de poursuivre sur cette voie, mais cela demande de gros budgets… »

Depuis quatre ans, Christophe Versolato participe également aux Hairdressing Awards, où il a été nominé à chaque édition. Il planche ces jours-ci sur ses créations : « Ma dernière série est très naturelle, simple, dans les tons sur tons. J’aime de plus en plus les choses douces, je ne suis pas du tout du côté du « hard », confie-t-il. Pour ma série avant-garde, j’ai choisi un dispositif en miroirs déformants. Je travaille vraiment au feeling, je ne sais jamais ce qui va sortir d’un shooting ! »

L’amour de la matière

Depuis quelques années, sa démarche suit celle du photographe de mode Duy Ha Minh. « Nos échanges sont très riches, souligne-t-il. Nous avançons ensemble et nous avons notre style à nous. Je trouve que la personnalité du photographe compte beaucoup pour nos visuels de coiffeurs. » Point commun de toutes les images de Christophe Versolato : la matière. Ses visuels regorgent de boucles épaisses et rebondies, de longues crinières. « J’aime que le cheveu soit très présent. Des éléments peuvent se rajouter, des structures ou autres, mais le cheveu doit rester central. » Ses sources d’inspiration sont multiples : la rue, la déco, l’art… « Récemment, je suis allé voir une expo de Pierre et Gilles, et cela m’a donné des envies de couleurs ! » Son souhait le plus cher ? Rester à la page, évoluer en permanence, innover.

Mon rêve : Je rêve de coiffer Kate Moss, Sharon Stone et, bien sûr, Monica Bellucci !

Mes outils fétiches : Mes ciseaux Zentao Black et ma première brosse à chignon qui ne me quittent jamais!

Mes astuces techniques :  J’utilise beaucoup les tresses dans mes attaches. Cela me sert de fixation et c’est aussi devenu un grigri ! Je pense que les tresses me portent chance. Résultat, il y en a une systématiquement dans mes attaches, que cela se voit ou pas ! En salon, mon truc du moment, c’est le « tie and dye ». En créant un camaïeu de couleurs, on peut totalement personnaliser une couleur. Je trouve ça génial.

Un accessoire : Un noeud papillon, accessoire revenu à la mode récemment et qu’il m’arrive de porter.

Une musique : C2C, j’écoute surtout de la musique pop rock et c’est ce groupe qui me plaît le plus en ce moment.

Un parfum : Cologne, de Thierry Mugler, un parfum dans lequel je me reconnais. Il a un côté léger, propre, neutre. Il n’est pas entêtant mais discret, comme moi !

Un artiste : Lucas Giordano, un peintre baroque italien. J’aime particulièrement sa toile représentant l’archange Michel jetant les anges rebelles dans l’abîme. Je me suis d’ailleurs fait tatouer ce tableau dans le dos.

Un créateur : Yves Saint Laurent, qui correspond à mon côté classique au quotidien, même si j’aime aussi l’extravagance d’Alexander McQueen.

Un coup de coeur coiffure : La maison Gérard Laurent, dont je suis assidûment l’actualité. J’apprécie beaucoup les personnes et j’adore leur travail. Je trouve qu’ils évoluent très bien.

Une couleur : Orange, comme la couleur des cheveux roux ! Je suis notamment devenu coiffeur à cause des chevelures rousses, qui m’ont toujours beaucoup attiré.

Un objet : Une bague que l’on m’a offerte à un moment important. La préparation d’une collection allait être filmée et l’idée était que l’on reconnaisse mes mains sur la vidéo grâce à ce bijou.

Une bonne adresse : La mythique chocolaterie San Ginés à Madrid pour ses churros et son chocolat chaud… Un régal ! (Rue Pasadizo de San Ginés 5, Madrid).