Sciatique, hernie, tour de reins, lumbago… Les lombalgies sont des affections courantes, souvent liées au travail, qui peuvent avoir de lourdes conséquences. D’où l’intérêt de les prévenir, en adoptant de bonnes postures et en se dotant d’un environnement de travail adapté.

Les chiffres de l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) sont éloquents.
« Près de 4 personnes sur 5 souffrent, un jour, de lombalgies… La lombalgie est la première cause de handicap avant 45 ans », et « 30 millions de journées de travail seraient perdues chaque année en France à cause des lombalgies », écrit-il dans une plaquette destinée à la prévention de cette affection.
Une pathologie majeure
Et si les coiffeurs n’y sont pas exposés par le port de lourdes charges, ils ont d’autres raisons de souffrir d’un mal de dos. Dos cambré et tête penchée pour mieux parler aux clients, position debout toute la journée, bacs et postes de coiffage pas assez réglables… Quoi d’étonnant à ce que le mal de dos fasse des ravages dans la profession et soit une pathologie majeure, selon Les Institutions de la Coiffure. Parmi tous les problèmes de santé, un coiffeur en activité sur deux, déclare avoir des douleurs de dos*.
La cause de ces douleurs ?
La réponse est souvent dans la répétition des gestes sous contrainte de temps, le matériel inadapté ou le stress… Car les causes de lombalgies sont multiples et, dans 90 % des cas, rappelle l’INRS, ni les radiographies, ni les examens biologiques ne permettent de déceler une anomalie. Une lombalgie peut aller d’une raideur, une sensation de lourdeur jusqu’au lumbago, qui survient à la suite d’un effort et se caractérise par une douleur vive et aiguë, en passant par des douleurs diffuses ou franches et précises ou encore une instabilité à la marche.
On distingue trois stades pour les lombalgies. Le premier est celui de la lombalgie aiguë, qui dure moins de six semaines et guérit en quelques jours dans la plupart des cas, mais récidive chez un tiers des personnes touchées. Quelques antalgiques et la reprise d’une activité physique, même modérée, permettent en général, d’en sortir. La lombalgie subaiguë, elle, se définit par des durées plus longues, de trois semaines à six mois. Il est donc nécessaire de rechercher les facteurs qui peuvent l’entretenir, qu’ils soient physiques ou psychologiques, pour éviter que la lombalgie ne passe au troisième stade, celui de la chronicité. Car, comme en témoignent toutes les expressions populaires telles que « j’en ai plein le dos », la dimension psychologique a son importance.
Certaines lombalgies peuvent être aujourd’hui reconnues maladies professionnelles, notamment dans les métiers où l’on est exposé à des vibrations répétées ou à la manutention de charges lourdes. Pour les autres, l’INRS a établi un cadre vert, qui définit un environnement favorable à la reprise du travail. Le même institut rappelle que la douleur ressentie lors d’une lombalgie n’est pas proportionnelle à la gravité de l’affection.
5 exercices pour protéger son dos
- Marcher le plus possible. La position statique est mauvaise pour le dos
- Varier les positions régulièrement
- Utiliser la flexion des jambes et non l’inclinaison
- Privilégier les exercices de gainage simple comme la planche : se mettre sur les coudes et la pointe des pieds, le dos bien droit, afin de gainer ses abdos le plus longtemps possible
- Faire des mouvements pour tirer le dos deux fois par jour
* (Source Mon Coiffeur s’engage. Plus d’infos sur www.moncoiffeursengage.com)
Biblond, pour les coiffeurs !







