Protection animale, protection de l’environnement et réduction des déchets polluants : l’enseigne Biocoiff’ affirme ses engagements écoresponsables dans ses salons et ses produits. Revue de détails avec Simon Assoun, cofondateur de Biocoiff’.

Ce sont des problèmes d’allergie aux colorations chimiques qui ont poussé Charley Assoun à expérimenter la coloration végétale. En 2004, secondés par ses deux fils, Simon et Gary, il inaugure le premier salon Biocoiff’.
« Nos colorations, ce ne sont que des plantes, rappelle Simon. Nous ne faisons aucun compromis dans les ingrédients qui sont non polluants. » Des colorations végétales à des salons entièrement tournés vers la protection de l’environnement, il y a plusieurs marches que les fondateurs de Biocoiff’ ont franchi pas à pas.
UN PARCOURS CLIENT ENGAGÉ
« Progressivement, nous avons amélioré chaque étape du parcours client en pensant à la préservation de l’environnement », affirme Simon. Le plastique jetable a ainsi été supprimé des salons dans lesquels les charlottes, les gants et le cellophane utilisés par les coiffeurs sont en amidon de maïs 100 % biodégradable Mieux encore, leur emballage est 100 % recyclé et recyclable. Les cheveux des clientes sont collectés pour l’association Coiffeurs Justes qui leur redonne une seconde vie. Dans les salons Biocoiff’, tous les sacs en plastique ont été remplacés par des sacs en papier 100 % issu de matériaux recyclés et recyclables. Le souci du respect de l’environnement se traduit jusqu’au café offert aux clients qui est bio, comme le sucre, travaillé en commerce équitable et conditionné dans des capsules 100 % biodégradables. Le souci de l’environnement va jusqu’au papier toilette et aux lingettes qui sont confectionnés en fibres de bambou 100 % naturelles.
« Même nos produits d’entretien ménagers (Ndlr : de la marque Prosens) sont 100 % naturels et certifiés Ecocert, le label le plus exigeant en matière du respect de l’environnement », se félicite Simon. Enfin, depuis le début de 2021, les salons Biocoiff’, tous équipés d’ampoules Led, disposent d’une énergie 100 % verte et 100 % française grâce à un accord signé avec le fournisseur d’énergie Planète Oui. « Mais on peut encore faire mieux. Ainsi, nos vitrines bénéficient toutes d’un éclairage avec des Led, mais pas encore tous nos plafonniers. Et nous devons encore faire un effort sur notre consommation d’eau en équipant l’ensemble de nos bacs de douchettes réductrices de consommation. »
DES PRODUITS BIO, VÉGANS ET FABRIQUÉS EN FRANCE
Côté produits, Biocoiff’ s’inscrit comme un pionner de la coloration végétale en France. « Le végétal a ses limites. On ne peut pas faire de décoloration ou éclaircir les cheveux, concède Simon. Mais nos colorations sont non toxiques et avec la crise de la Covid-19, on a constaté l’arrivée en salons d’une nouvelle clientèle soucieuse de ne pas faire de compromis entre santé et beauté. » Si les plantes qui composent les colorations viennent pour la plupart d’Inde, elles sont acheminées par bateau. Surtout, Biocoiff’ forme de nombreux coiffeurs, qui officient en salon ou à domicile, à l’utilisation de la coloration végétale.
La marque, qui dispose de son centre de recherches, a également développé sa propre gamme de produits capillaires. « Nos produits sont fabriqués en France, certifiés bio et végans et là encore nous répondons à une exigence nouvelle des consommatrices qui privilégient de plus en plus les marques éthiques », affirme Simon.
UN DÉVELOPPEMENT MESURÉ
Si le premier salon en franchise a ouvert ses portes en 2017, l’enseigne a connu un développement plutôt lent avec seulement deux ouvertures en 2018 et quatre cette année. « Nous ne faisons pas de prospection, mais ces deux dernières années, les demandes ont monté en flèche, assure Simon. Nous étudions le profil des futurs franchisés qui doivent cumuler des valeurs éthiques et business. Aujourd’hui, le végétal et notre concept représentent une alternative sérieuse pour les professionnels comme les consommatrices. Donc, nous devrions accélérer notre développement hors de Paris dans les régions où il y a un véritable désert végétal. »


Simon Assoun, cofondateur de Biocoiff’
Biblond, pour les coiffeurs !








