Développer son CA : chute de cheveux des femmes, comment bien la gérer ?

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Stress, bouleversements hormonaux, perte ou prise de poids brutale peuvent entraîner une chute des cheveux, voire une alopécie. En salon, le sujet est difficile à aborder. Il requiert beaucoup de tact et de diplomatie. Mais c’est aussi une belle opportunité pour le coiffeur de montrer son expertise. Trois dirigeants vous aident à adopter les bons réflexes et développer la vente.

CHUTE DE CHEVEUX RÉACTIONNELLE, COMMENT LA RECONNAÎTRE ?

La chute de cheveux réactionnelle, appelée aussi « alopécie diffuse », est déclenchée par un ou plusieurs événements particuliers : après la grossesse ou l’allaitement, une période de stress ou de surmenage, un choc émotionnel, un régime, un traitement médicamenteux ou encore un changement de saison.



La chute de cheveux réactionnelle se manifeste par la perte brutale et massive d’un nombre important de cheveux au cours des deux à quatre mois qui suivent l’événement déclencheur : ils tombent par « poignées » et de façon diffuse dans toute la chevelure.

Pour traiter ce type de chute, il faut réactiver rapidement la croissance des cheveux en réinitiant un nouveau cycle pilaire.

Soins capillaires actifs, luminothérapie, chromothérapie, infrarouge… Les techniques sont nombreuses, selon les salons.

Aujourd’hui :

– 34 % des femmes souffrent de chute de cheveux, de manière réactionnelle ou chronique.
– Et dans 81 % des cas, elles identifient cette chute comme réactionnelle.

LAURE GABILLET À LA TÊTE D’UN SALON ÉPONYME À PARIS

« Les jeunes femmes sont particulièrement concernées par la chute de cheveux réactionnelle. Il y a dix ans, la tranche d’âge 25-35 ans représentait 25 % de notre chiffre d’affaires. Malheureusement, elle atteint actuellement près de 50 %. Une femme en manque de densité capillaire est généralement en souffrance. Car le cheveu reste une parure féminine liée à la séduction. Alors, lorsqu’elle franchit la porte de notre salon, je la regarde dans les yeux, la place face à un miroir et je me mets à côté d’elle pour discuter. Je commence le diagnostic dans un endroit tranquille en lui demandant comment elle trouve ses cheveux. Si elle parle de chute de cheveux, je la rassure et lui explique que des solutions existent avec les soins et traitements Nioxin. ll faut vraiment un engagement de sa part et une promesse du coiffeur. Je propose également des coupes énergétiques qui agissent sur les peurs conscientes et inconscientes, ainsi que des gommages du cuir chevelu pour booster les soins. Conseils primordiaux : ne dramatisez pas et n’abordez jamais ce problème devant le reste de la clientèle. »

ANDRÉ GROSS RESPONSABLE DU SALON CÔTÉ PAIR À OSTWALD

« Le facteur héréditaire responsable de la chute des cheveux existe bel et bien. Mais le stress, une carence en fer ou encore les suites d’une opération chirurgicale peuvent également expliquer cet état. Lors du diagnostic, je sonde la cliente pour savoir si elle en connaît la cause et si elle est prête à s’engager sur la durée pour une cure intensive de trois ou quatre mois avec les ampoules Triphasic Reactional de René Furterer. En plus d’un complément nutritionnel alimentaire, j’argumente pour un traitement externe localisé au niveau du cuir chevelu. Il faut que la cliente utilise chez elle un préparateur de shampooing pour dynamiser le cuir chevelu et optimiser la capacité à bénéficier des actifs du traitement. La cure et le protocole permettent d’arrêter à 95 % la chute réactionnelle et de favoriser la repousse des cheveux. Il est bon d’opter toujours pour un discours clair et honnête. À chaque séance de soins, il faut faire observer à sa cliente l’évolution et le renouvellement du nombre de cheveux. Et veiller à son bon état psychologique. Comme un vrai coach capillaire, en résumé ! »

MARINE PHILIP À LA TÊTE DU SALON HAIR LINE À MORLAIX

« Tout le monde peut être concerné un jour ou l’autre par la chute de cheveux. Et, malheureusement, dans ce contexte incertain, je coiffe beaucoup de personnes stressées, y compris des ados et même des fillettes. C’est terrible ! C’est pourquoi, il faut être à l’écoute lors du diagnostic, rassurer et dire que des solutions existent. Mais seule une analyse du cheveu avec des outils précis permet de détecter avec précision son état. Grâce à l’analyse, on voit rapidement les possibilités de traitements. Au-delà des protocoles de soins et des cures antichutes René Furterer qui fonctionnent très bien, je propose des coupes et techniques adaptées. L’idéal est bien évidemment de bannir les cheveux très longs, car leur poids a tendance à écraser la racine ou encore les coupes effilées. On peut aussi donner du volume et de la profondeur à l’aide d’une coloration végétale aux reflets marron chauds. Le végétal gaine énormément le cheveu. Ce qu’il faut c’est aider la cliente à se réapproprier une chevelure plus épaisse et l’inciter à se coiffer, chaque matin, à l’aide d’un styling doté d’une texture et d’un parfum qui lui plaît. Forcément, toutes ces attentions font grossir le panier moyen de la cliente. Entre 150 € et 160 € par visite au salon. »