Vous pensiez tout savoir (ou presque) sur la coloration végétale et faire ce qu’il faut pour des nuances toujours parfaites ? Sachez qu’il existe pourtant un florilège de questions sur le sujet ! On fait le point sur huit généralités pour tordre le cou aux idées reçues.
1/ La coloration végétale ne pénètre pas dans le cheveu
VRAI À la différence de la coloration d’oxydation, la coloration végétale n’ouvre pas les écailles du cheveu et ne pénètre pas en son coeur. Les pigments végétaux se fixent, comme un aimant, sur la couche de kératine. Une fois accrochée, la couleur ne vire pas sous l’action du chlore des piscines, du vent ou du soleil.

2/ La coloration végétale est moins performante sur les cheveux blancs que la coloration « chimique »
FAUX En effet, si elle est basée sur des plantes de qualité et des protocoles rigoureux, elle est tout aussi efficace qu’une coloration chimique.
3/ La composition d’une coloration végétale est faite uniquement de pigments naturels
VRAI Il s’agit de poudre de plantes (voir encadré) : camomille, curcuma, romarin, bleuet, thé noir, hibiscus, betterave, rhubarbe, indigotier… Des plantes tinctoriales qui sont broyées en poudres très fines et mélangées à de
l’eau chaude ou en décoction pour constituer une pâte onctueuse. Des colorations 100 % végétales.
4/ La coloration végétale abîme les cheveux
FAUX Au contraire, elle agit comme un véritable soin. Les pigments végétaux gainent les cheveux, sans modifier le pH, les rendant plus beaux,
plus élastiques et plus volumineux. Autres avantages ?
Le travail en transparence, l’absence de racines et des résultats éclatants grâce à une fibre préservée. La coloration végétale dure plus longtemps et ne se dégrade pas au fil des semaines.

5/ Les colorations végétales n’ont pas de label bio
FAUX S’il existe aujourd’hui un assez grand choix de colorations végétales, seules quelques marques bénéficient pour l’heure d’un label bio. En l’occurrence, la marque française Couleurs Gaïa qui est certifiée bio par le label Cosmos Organic.
Car, pour avoir le droit d’apposer un label bio sur leurs colorations végétales, les fabricants doivent pouvoir assurer la traçabilité des plantes tinctoriales qu’ils utilisent, de la cueillette à la transformation du produit. Pas si simple quand on achète un peu partout dans le monde.
6/ La coloration végétale dépend de la couleur naturelle des cheveux
VRAI Il faut donc déjà en finir avec la coloration d’oxydation, détoxiner le cheveu pour le voir tel qu’il est. De la même manière qu’on ne repeint pas une pièce sans la nettoyer d’abord. Il y a tout un protocole à suivre. Il faut tenir compte du pourcentage de cheveux blancs et de leur répartition. Le travail se fait sur des cheveux propres et humides, alors que la coloration traditionnelle s’applique sur des cheveux secs et non lavés.
7/ La coloration végétale permet d’éclaircir les cheveux
FAUX C’est la seule limite. Avec les colorations végétales qui sont des colorations par superposition, pas question d’éclaircir les cheveux .
En revanche, plus on en fait et plus le cheveu est beau et couvert avec un maximum de reflets. Par ailleurs, la coloration végétale couvre à 100 % les cheveux blancs qui peuvent être illuminés.

8/ La coloration végétale est un levier de développement pour les salons
VRAI C’est même un service très rentable. Avec un coût d’achat moins élevé et un prix de facturation en général supérieur de 10 à 15 % (parfois même 20 %) par rapport à un service d’oxydation, le chiffre d’affaires d’un salon bondit de 10 à 30 %. Une belle opportunité de développement.
Bon à savoir
La coloration végétale repose sur une association de trois familles de plantes tinctoriales. De leur bon dosage dépend la beauté du résultat. D’où l’importance de connaître ce qu’il y a dans les mélanges que certains proposent prêts à l’emploi.
– Les plantes à flavonoïdes permettent d’obtenir un jaune (un doré plus ou moins intense). Sur une hauteur de ton 7, on obtient un blond doré après 40 minutes de pose. Dans cette famille de plantes, on trouve notamment le curcuma, l’épinette vinette, le genêt, la camomille, le santal, le romarin, le bleuet ou la gaude.
– Les plantes à indigo permettent d’obtenir un vert-bleu, idéal pour foncer les cheveux. À appliquer en superposition sur un fond orangé (henné). Soyez vigilant sur l’origine des plantes (indigotiers, lichens, lauriers à indigo, renouée des teinturiers). Certains indigos ne prennent pas.
– Les plantes à anthraquinones permettent d’obtenir un rouge orangé, donc un reflet cuivré rouge dont l’intensité dépend du temps de pose. Dans cette famille de plantes, on retrouve principalement le henné, l’hibiscus, la betterave rouge, le rocou, le noyer et la garance. Sur une hauteur de ton 5, on a un ton sur ton qui peut aller de marron chaud à cuivré intense.
Et c’est ce mélange des trois familles de plantes tinctoriales qui permet de neutraliser les reflets trop jaunes jusqu’à l’orangé jaune.
Biblond, pour les coiffeurs !








