Stéphane Amaru : La transmission du savoir

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Récemment découvert sur une île au Japon, le syndrome du 100e singe est une découverte incroyable, riche d’enseignement pour nous tous. Explications…

 

 

Une colonie de singes se faisait nourrir tous les matins par les humains qui jetaient sur le sable des patates douces. Un matin, une femelle eut l’idée de nettoyer ses patates après s’être rendu compte qu’elles étaient meilleures sans sable. Elle garda cette habitude et très vite les jeunes singes l’imitèrent. Au bout de quelque temps, toute la colonie adopta cette nouvelle routine. C’est alors que les chercheurs se sont rendu compte qu’une autre colonie de singes, distante de 300 kilomètres, avait aussi changé sa routine sans avoir jamais eu de contact avec la première.

 

Comment est-il possible que l’information soit passée entre les deux colonies sans qu’elles aient pu communiquer ? Comment la transmission a-t-elle pu devenir génétique ?

Les chercheurs ont appelé cette découverte le syndrome du 100e singe. Lorsqu’un certain nombre d’individus pratiquent la même routine, celle-ci se transmet instantanément à tout nouvel arrivant, démontrant ainsi que plus on est nombreux à penser et à agir de la même façon, plus on transmet vite.

Cela fonctionne de la même façon en coiffure : chaque salon est comme une colonie de singes. Plus le salon dispose de salariés formés à l’identité du salon et plus l’intégration de celle-ci se fera rapidement auprès des nouveaux arrivants, mais pour cela la base doit impérativement être bonne. Or, très peu de salons structurent leur transmission, très peu s’entraînent sur leur identité, très peu réfléchissent à leur positionnement.

Pourtant tout est là : si l’on veut réussir, il est important de mettre en place une méthode d’éducation et un fil conducteur propre à chaque salon.

 

PROGRAMME

#1 – Écrire les valeurs du salon en moins de 10 mots et plus de 3

#2 – Définir le positionnement du salon : style de coiffure et clientèle que l’on veut toucher

#3 – Bloquer un soir par semaine réservé à l’entraînement et s’y tenir

#4 – Établir un programme d’entraînement lié aux valeurs et au positionnement du salon

#5 – Rédiger un dossier appelé « Route à suivre » que chaque nouvel arrivant doit recevoir et apprendre en suivant le programme

Ce programme est applicable à partir de deux personnes dans le salon, et ne fonctionne que s’il est écrit. L’oral n’est pas suffisant. L’écrit rend le programme concret et donne de l’autonomie.

 

 

EXERGUE

« Plus l’équipe qu’il rejoint est grosse, plus le nouveau salarié apprendra vite et s’imprégnera inconsciemment du savoir de sa nouvelle colonie. »

 

Il ne faut pas s’isoler

Plus on est seul, moins on apprend vite, et il faut un certain nombre d’individus pour que la magie fonctionne. Chaque entrepreneur doit penser à agrandir son équipe, pas seulement pour faire plus de business, mais aussi pour faire de son salon une marque avec une identité, faire une machine à transmettre les valeurs du savoir être et du savoir-faire. C’est ce type de structure qui permet de fidéliser ses salariés et donc de faire grossir ses équipes.

Pour le salarié, il est crucial qu’il choisisse la bonne colonie. S’il veut apprendre vite, il doit choisir un salon qui a établi une structure de transmission et qui a pour ambition de grandir.

Grâce au syndrome du 100e individu, nous avons compris comment aller plus vite pour transmettre. Il faut se structurer, avoir une logique d’éducation, être capable de tout mettre sur papier et surtout de s’y tenir !

Demain, il y aura moins de salons, mais ceux qui resteront seront plus gros et mieux structurés. Il sera plus facile de s’y épanouir, il y aura des plans de carrière et chacun comprendra mieux son job.

 

Si vous êtes coiffeurs, rejoignez-moi dans cette philosophie : « MOINS MOI, PLUS NOUS, CAR POUR APPRENDRE PLUS VITE UNE EQUIPE EST PLUS FORTE QU’UN SEUL INDIVIDU ! »

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