Éric Pfalzgraf a tout juste 19 ans lorsqu’il crée son premier salon Coiffirst Payotte sur la plage privée Pampelonne de Saint-Tropez. Aujourd’hui, il possède une collection unique d’une cinquantaine d’adresses prestigieuses dans le monde dont un flagship international, rue du Faubourg Saint-Honoré. Entrepreneur averti et coiffeur médiatique qui collabore avec M6 et FT1, il raconte à Biblond quelques-uns des moments forts de sa vie en salon.

COLORATION DE PREMIÈRE DAME
Pour apporter du bien-être aux adolescentes en reconstruction accueillies à La Maison de Solenn à Paris, Éric Pfalzgraf y a créé, il y a quinze ans, un Atelier du cheveu où il leur propose coupes et coiffures. Il y côtoie Bernadette Chirac, présidente de la structure. « Un jour, son assistance m’appelle pour me fixer un rendez-vous avec la Première Dame à l’Atelier du cheveu en me précisant qu’elle serait accompagnée d’une reine », explique Éric Pfalzgraf. Stressé, il consulte longuement Internet pour savoir quel comportement adopter face une reine. À l’heure dite, Bernadette Chirac arrive accompagnée de la reine Sofia d’Espagne.
« Après les présentations, la reine m’a demandé de m’exprimer en espagnol, mais je ne savais dire que “buenos dias”, avoue Éric Pfalzgraf. Mon malaise a vite disparu car la reine m’a très vite expliqué que son rêve le plus cher était d’être coiffeuse et elle a fini par s’excuser de se présenter devant moi sans avoir fait ses racines. » Mise à l’aise par les propos de la reine Sofia, Bernadette Chirac en a profité pour demander à Éric Pfalzgraf s’il accepterait un jour de la transformer en rousse. « Nous discutions comme si elles étaient mes meilleures clientes ! Preuve qu’une femme reste une femme préoccupée de sa coiffure quel que soit son rang social », en conclut Éric Pfalzgraf.
SERVICE SUR MESURE
Fidèle à son coiffeur Jean-Claude Gallon, Catherine Deneuve l’a suivi quand il est venu travailler chez Éric Pfalzgraf après que ce dernier a racheté son salon. « Elle est venue se faire coiffer le jour de son anniversaire et Jean-Claude Gallon, habitué à coiffer des stars, m’a prévenu qu’il était préférable de ne pas lui souhaiter son anniversaire, explique Éric Pfalzgraf. Mais pendant que Jean-Claude Gallon réalisait sa prestation, je me suis approché et j’ai proposé une coupe de champagne à Catherine Deneuve. » Agréablement surprise par cette délicate attention, elle a accepté. « Je me suis retiré sur la pointe des pieds pour ne pas l’importuner. C’est ce que j’appelle du service client sur mesure ! », se félicite Éric.
À LA CONQUÊTE DES CLIENTES
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Même dans les salons de luxe, la clientèle n’est pas toujours au rendez-vous. Frustré par le calme qui régnait, Éric décide d’aller s’acheter un sandwich. Il croise dans la rue cinq Américaines qui cherchent leur chemin pour aller au musée. « Je leur dis que j’ai des idées de coiffure pour les embellir et je leur propose de visiter mon salon en leur offrant un café. » Amusées, les touristes acceptent et l’une d’elles dit rapidement qu’elle veut essayer une nouvelle coiffure. « Quelle femme peut résister quand on lui promet de la rendre plus belle ? », interroge Éric. Résultat : les cinq Américaines ont passé l’après-midi à se faire coiffer. « Elles ont acheté tous les produits que je leur ai proposés et l’une d’elles a même acheté le peignoir du salon. Avec ces clientes, j’ai réalisé mon chiffre d’affaires de la journée. Preuve qu’il faut toujours s’intéresser aux femmes et avoir sa propre idée en matière de
coiffure, mais sans jamais dénigrer le travail des confrères. »

Biblond, pour les coiffeurs !











