Entrepreneuses et épanouies, ces trois femmes ont trouvé leur bonheur dans la franchise. Un, deux, trois, quatre… salons. Plus rien ne les arrête dans le déploiement de leur entreprise.
« Après une belle expérience dans les salons Vog et Tchip d’Abbeville, j’ai exploré toutes les pistes pour me lancer à mon compte », souligne Sybil Décamps, 35 ans, quatre salons (Vog et Tchip). « Bébé » Vog, elle reste fidèle à ce groupe. En 2014, elle ouvre son premier salon à Dieppe. « J’aime faire monter mes collaborateurs en compétences. Je commençais à m’ennuyer, alors j’ai décidé de me développer il y a trois ans… »
Elle a saisi l’opportunité de racheter les trois salons de la ville de Caen, un Vog et deux Tchip.« Grâce au groupe, je bénéficie d’un accompagnement personnalisé. Je suis formée pour devenir multi-franchisée et multi-marque », explique Sybil, qui gère vingt-cinq collaborateurs.
Sybil Décamps

C’est dans le groupe Serge Comtesse que Marjorie Cardot a trouvé sa place. « J’ai débuté en BP, il y a vingt ans, pour une franchisée. Après différentes expériences, elle m’a nommée responsable du Self’Coiff à Sélestat, que j’ai racheté en 2017. J’en ai racheté un autre à Colmar, puis un autre… » Rejointe par son mari, Marjorie est désormais à la tête de cinq salons dans l’Est. « Je me suis aussi associée à une collaboratrice dans le salon de Rouffach, pour qu’elle puisse se lancer. »
Céline Andrade, sept salons (Atelier Intermède, Saint Algue, Jean Louis David, Coiff&Co), s’est reconnue chez Provalliance. « Tous les membres du réseau font un travail acharné pour que l’on se sente sécurisé, détendu et épaulé. » Elle se destinait à une carrière de professeur des écoles quand elle a rencontré son futur mari, coiffeur.
« J’avais 18 ans quand je suis entrée chez Jean Louis David pour mon BP. Mon mari était manageur… » Le couple s’associe avec son patron en 2000, ouvre un deuxième salon en 2006, puis un troisième… Jusqu’à sept aujourd’hui en Seine-et-Marne, sous différentes enseignes. « Nous sommes complémentaires. Mon mari est coupeur, moi technicienne… Je coache les équipes et assure leur bien-être.Mon mari est plus dans la gestion, la comptabilité et la maintenance. »
Céline Andrade

Être une femme et entreprendre ? « Je me suis battue. Il y a encore une partie de la société qui estime qu’on n’est pas faites pour le pouvoir », note Sybil qui se revendique féministe. Marjorie, cinq salons (Serge Comtesse et Self’Coiff), reconnaît une différence de traitement, à la banque par exemple. « Pour le financement de mon premier salon, je me suis retrouvée face à une femme. Quand mon mari parlait, elle le prenait plus au sérieux… »
« Quand j’ai rencontré mon conjoint, qui me soutient à 100 %, j’ai dû apprendre à trouver l’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. » Pour mieux gérer son planning, Marjorie a décidé de se consacrer au management de ses vingt salariés et à l’animation réseau. Maman de deux enfants, elle apprécie de pouvoir se libérer du temps.
Marjorie Cardot

Pour préserver sa vie de famille, Céline, 40 ans et maman de quatre enfants a longtemps eu une fille au pair. Sybil envisage d’autres ouvertures. « Avec la franchise, tout est tellement simple. On nous donne les clés pour réussir. » Idem pour Marjorie : « J’avoue qu’il y a un côté addictif. Se challenger sans cesse, c’est stimulant. » Céline, elle, vise une dizaine de salon, dont un au Portugal, d’où elle est originaire avec son
mari.
Des conseils aux jeunes ? « Trouver la franchise qui vous correspond le mieux. Puis il ne faut pas aller trop vite, s’enrichir de l’expérience de vos employeurs et ne jamais leur cacher vos ambitions. Ils peuvent être de solides alliés. »
Biblond, pour les coiffeurs !








