Santé – bien-être : une petite, detox ?

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Une fête par-ci, des litres de café par-là, des chouquettes le matin pour se réconforter parce que la vie est compliquée en ce moment, un apéro puis deux… Et hop, l’organisme est à plat. Heureusement, le corps, si on l’aide un peu, est capable d’éliminer les toxines accumulées.

Notre alimentation et notre mode de vie encrassent peu à peu les filtres de notre organisme : les intestins, le foie, les reins, le sang et les poumons. On prend alors du poids, on se sent fatigué, on a le teint terne… Pour que tout s’amorce convenablement, il faut passer par la case détox nutritionnelle et nerveuse.



Une détox aux intersaisons

Il est préférable de commencer la détox au printemps ou à l’automne, lorsque le corps en a le plus besoin. « L’idéal, c’est tout de même au printemps, souligne le médecin nutritionniste Laurent Chevalier. Les mécanismes biologiques se réveillent et ont besoin de notre contribution pour repartir du bon pied. »

Les désencrasser à ce moment précis de l’année ne permet pas seulement d’amorcer judicieusement une perte de poids estivale. La détox présente des bénéfices en cascade : un système immunitaire boosté, une sensation de légèreté, une bonne humeur et une énergie renouvelées, une peau éclatante de santé…

Respecter le repos des organes

Pour la médecin et nutritionniste Catherine Lascronière, le corps est une planète qu’il faut veiller à ne pas polluer par un rythme et des apports nutritionnels de mauvaise qualité. Le contenu de l’assiette sera ainsi aussi important que la régularité des repas. Pendant les quinze jours maximum que doit durer une détox, on préconise une nourriture saine et variée qui respecte le repos des organes : des céréales sans gluten ou du riz semi-complet, une cuillère de son et d’avoine matin et soir (ce sont les meilleures fibres pour le transit, car elles ne sont pas irritantes), du poisson et du poulet, bio si possible, des légumes variés et des fruits cuits, comme les compotes. En revanche, mieux vaut supprimer le pain, le gluten et les laitages qui fatiguent les organes à la digestion, et limiter la consommation de soja, que les estomacs européens ne digèrent pas bien.

Autre précepte phare à la démarche détox : le bien-mâcher. Il faut multiplier son temps de mastication par deux. Cela permet de réduire les aliments en bouillie, ce qui favorise un contact plus intime entre le bol alimentaire et les parois du tube digestif et facilite grandement l’action polyenzymatique et donc l’assimilation des nutriments contenus dans les aliments.

Des plantes à la rescousse

Il existe d’excellentes plantes, qui favorisent le travail et la protection de nos principaux organes digestifs : ortie, pissenlit, chicorée, romarin, menthe poivrée. Autres amies de la détox : les algues, et notamment la chlorelle, qui nettoie les intestins. Elle est en effet capable d’assimiler les polluants. On la trouve sous forme de gélules dans les magasins bio. Avec un corps bien nettoyé, il ne reste plus qu’à profiter de l’été !

Les vertus de la phytothérapie

La phytothérapie mérite de garder une place thérapeutique de choix. Nous retiendrons donc la « triade magique » – efficace, facile à prescrire et à mettre en oeuvre :

  • Fenouil en tisane chaude ou froide pour accompagner les repas.
  • Sauge (drainante et légèrement laxative) tiède à la fin des repas.
  • Radis noir : une ampoule (jus), matin, midi et soir, avant les repas. Cure de trois semaines.


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