Allergies, lassitude… certains coiffeurs désirent changer de métier. Si la spécificité de la branche rend la reconversion difficile, la démarche reste possible.
Gestion de carrière
Pas facile de se reconvertir pour un coiffeur. Lancé souvent jeune dans le métier, il n’a pas toujours le baccalauréat. Mais la reconversion demeure possible. « Les coiffeurs s’orientent le plus souvent vers la vente, notamment dans le secteur de
la coiffure, chez des grossistes par exemple, explique Karine Petit, chargée de communication à la Fédération nationale de la coiffure. Il n’existe pas de dispositif de réorientation spécifique. » Reste donc les moyens classiques. Pôle Emploi offre des services d’accompagnement pour se former. Les Prestations d’orientation professionnelle spécialisées (Pops) et d’autres ateliers aident à établir un projet, à définir un parcours et des possibilités de financement. Un conseiller et un expert de la gestion de carrière peuvent être sollicités.
Miser sur la formation
Pour les employés, le Droit individuel à la formation (DIF) autorise la formation courte. Dans le cas de formation longue, le Congé individuel de formation (CIF) permet de toucher de 80 à 100 % de son salaire. Tout salarié accède à ce type de congé, quels que soient l’effectif de l’entreprise et la nature du contrat de travail. Il suffit d’avoir été salarié 24 mois consécutifs ou non, dont 12 mois passés dans la société (36 mois dans les entreprises artisanales de moins de 10 salariés).
Pour financer ces formations, il existe les Fonds de gestion du CIF (Fongecif), les Organismes paritaires collecteurs agréés (Opca) ou Organismes paritaires au titre du CIF (Opacif). L’employé doit présenter sa demande de prise en charge
à la structure à laquelle son employeur verse sa contribution formation. Les personnes en reconversion bénéficient d’un accompagnement dans le projet professionnel. Les patrons peuvent obtenir aides et conseils auprès des Fonds d’assurance formation (FAF), notamment le Fafsco, spécialisé dans la coiffure, par le biais des chambres de commerce et de l’artisanat (CCA).
En amont, patrons et employés peuvent effectuer un bilan de compétences pour analyser les aptitudes professionnelles et personnelles auprès de Centres interinstitutionnels de bilans de compétences (CIBC) ou dans les Fongecif et certains Opca.
Accompagnement des projets
Certaines régions accompagnent les projets professionnels individuels de création d’entreprises. Se renseigner auprès des chambres de commerces et d’industrie, ainsi qu’auprès de pépinières d’entreprise, structures spécialisées dans le soutien à la création de société.
www.fongecif.com
www.pole-emploi.fr
www.artisanat.fr
Chloé Goudenhooft
Patrick Ahmed / L’invité de la rédac’
Quand il n’y a plus de satisfaction dans sa profession, il est nécessaire de revoir sa place et de mettre à profit ses connaissances du secteur pour entrevoir une reconversion. Ce nouvel élan dépendra des capacités du « nouveau candidat » à rebondir (question de caractère, de personnalité, mais aussi d’âge). Pourquoi ne pas rester dans le même univers en mettant à profit ses compétences ? Il y a plus de 70 métiers qui touchent à la coiffure, vous le saviez ?
Biblond, pour les coiffeurs !







