Ma vie en salon avec Jean-Michel Faretra : Anecdotes de salon

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Ambassadeur Wella Professionals mais aussi formateur, spécialiste de la coupe à sec, Jean-Michel Faretra s’est souvenu pour Biblond de ses débuts comme apprenti dans un salon proche de Metz et de sa complicité avec l’animateur de télévision et agent immobilier Stéphane Plaza. Il nous raconte sa vie en salon…

LES FACÉTIES DE STÉPHANE PLAZA

Stéphane Plaza est un ami de longue date qui me représente car je lui coupe les cheveux. Je venais d’ouvrir mon deuxième salon à Paris en 2000. À l’époque, la mode était aux salons appartements. Donc le mien, situé avenue Georges V, était composé d’une première pièce, le vestiaire, avant d’entrer dans le salon. Un jour, Stéphane Plaza me téléphone pour m’avertir qu’il rentre de vacances à l’Île Maurice et qu’une coupe s’impose avant son retour sur les plateaux de télé. Nous prenons rendez-vous pour le samedi après-midi, grand jour d’affluence au salon, car il ne pouvait pas faire autrement. J’étais en train de faire un brushing quand j’entends : « Bonjour à tous, regardez mon beau bronzage ! » Et je vois mes clientes pliées de rire en découvrant un Stéphane en caleçon. C’est tout lui ça, prêt à tout pour faire rire les autres. Avec le succès, il est moins accessible et je dois aller dans des loges de théâtre ou de plateaux télé pour lui couper les cheveux. Mais il est resté aussi simple et farceur qu’avant.

LA GUÊPE CRÉE LA VOCATION

À 14 ans, j’avais envie d’être cuisinier ou pâtissier pour réaliser des gâteaux tout en volume comme des sculptures. Mais un jour, ma mère me dit que sa coiffeuse cherche un apprenti et me demande d’essayer pour voir. On était en juillet et j’étais en train de faire le shampooing de la première cliente de la journée quand une guêpe s’est insinuée sous sa jupe et l’a piquée. Paniquée, la cliente me dit : « Ne regarde pas ! » Puis elle retrousse sa jupe et enlève sa culotte pendant que la patronne du salon lui apporte des glaçons. Je n’avais jamais rien vu de tel. Dès lors, j’ai décidé de devenir coiffeur. Un métier où je me suis dit qu’on ne devait jamais s’ennuyer !

SERVICE CLIENT

J’ai créé mon premier salon en Moselle, près de Metz, dans les années 1990. Un soir où nous faisions nocturne, un homme bien éméché entre dans le salon avec une saucisse à la main. « Je veux l’offrir à une cliente », répètet-il. J’hésite à le mettre dehors, mais je ne veux pas créer d’incident. Soudain une cliente qui reposait sous sa colo me dit : « Cela me fait envie car je n’ai pas encore dîné et, j’avoue, j’ai faim. » Sautant sur l’occasion, l’homme qui l’a entendu, demande à la cantonade : « Qui veut que j’aille lui chercher des saucisses, c’est juste à côté ? » À ma grande surprise, plusieurs clientes ont levé la main. Il a pris la commande et est revenu avec des saucisses. Mes clientes étaient ravies, mon salon sentait la saucisse ce qui est plutôt inhabituel, mais le service client passe avant tout !

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