Ma vie de coiffeuse à domicile : Sabine Pires, une coiffeuse privée très demandée

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Passionnée par son métier, la technique et la formation, Sabine Pires cumule les casquettes : formatrice pour Vitalitys, coprésidente de l’Unec 67, elle est aussi et surtout coiffeuse à domicile depuis dix-sept ans dans la région de Strasbourg. Un statut compliqué pour une vie bien remplie.

Quand on lui parle de son métier de coiffeuse à domicile, Sabine Pires rectifie tout de suite : « Je préfère dire coiffeuse privée, une appellation qui met en valeur le fait que l’on peut être qualifiée et faire du domicile », justifie-t-elle. Pourtant, depuis dix-sept ans qu’elle a emprunté ce chemin, Sabine n’a plus rien à prouver. Elle a su se faire une clientèle haut de gamme et fidèle. « J’ai démarré en créant une entreprise individuelle aux frais réels. Je me laissais deux ans pour réussir et j’ai beaucoup travaillé pour atteindre mon objectif », explique-t-elle.



SAVOIR TOUT FAIRE

Être coiffeuse privée était un choix particulièrement difficile à une époque où les réseaux sociaux n’existaient pas. « Ma publicité a donc été le bouche-à-oreille et la distribution de flyers dans les boîtes aux lettres de mon village », se souvient Sabine. Très vite, ses qualités professionnelles sont reconnues et les clientes, majoritairement des femmes d’affaires en vacances (aujourd’hui en télétravail) se partagent ses coordonnées. « J’ai dû apprendre à tout faire : gérer mon stock, mes rendez-vous, cotiser pour ma mutuelle et ma complémentaire santé, payer mes charges, calculer mes frais d’essence et de téléphone. Bref, gérer ma propre entreprise et prendre en charge ce qu’un employeur met à la disposition de ses collaborateurs », reconnaît Sabine, qui a également appris à ne pas compter ses heures pour atteindre son objectif. « Aujourd’hui, je fais toujours sept heures de travail par jour et ma journée n’est pas terminée quand je rentre chez moi, avoue-t-elle. Il me reste la comptabilité à faire, la gestion de mon stock, laver mes peignoirs, désinfecter mon matériel et surtout communiquer sur les réseaux sociaux. »

PROPOSER DES PRESTATIONS TECHNIQUES

Aujourd’hui, Sabine dispose d’une clientèle fidèle à laquelle elle propose essentiellement des prestations techniques. « Je ne me déplace pas pour une coupe ou un brushing car ce n’est pas rentable. Je préfère proposer des prestations plus techniques qui durent plus longtemps et sont facturées plus chères ! C’est pourquoi je me limite à trois ou quatre clientes par jour », affirmet-elle. Ses tarifs sont en adéquation avec une prestation moyenne entre 50 et 60 € incluant shampooing, soin, coupe et brushing. « Avec un service de coloration le coût de la prestation est souvent supérieur à 100 € », précise-t-elle.

PRESTATIONS ANTICRISE

Face à l’augmentation du coût des carburants et des produits, Sabine Pires a, comme bon nombre de
coiffeurs, augmenté ses prix de 5 €. Elle a également créé des prestations sur mesure qui lui permettent de réunir des clientes. « Je leur propose une matinée technique où elles se réunissent à deux ou trois et je peux ainsi faire plusieurs balayages en même temps. J’ai aussi imaginé les After Couleurs, des soirées dédiées à la coloration à partager entre copines. »

ÊTRE ACCOMPAGNÉ POUR RÉUSSIR

Sabine consacre également une partie de son temps à la formation pour Vitalitys : « Cela me permet d’échanger avec d’autres coiffeurs, c’est très important pour moi », dit-elle. Elle est aussi coprésidente de l’Unec 67 aux côtés de Benjamin Stalter. « Nous partageons la même passion du métier et l’Unec m’accompagne tous les jours en me proposant des formations et des informations juridiques et sociales », affirme-t-elle, avant d’ajouter : « Il faut avoir les reins solides, être surinvesti et surtout être accompagné pour être coiffeur à domicile. C’est loin d’être facile et le succès est la somme de petits efforts répétés jour après jour. »



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