Entièrement rénové en période post-Covid, l’institut Sothys a rouvert ses portes il y a dix-huit mois à l’adresse historique du 128, rue du Faubourg-Saint-Honoré à Paris. Une belle parenthèse enchantée.

À côté de l’ambassade du Canada, à moins de 500 mètres de la Place Beauvau, siège du ministère de l’Intérieur et des Outre-mer et du palais de l’Élysée, le flagship de la marque Sothys a pignon sur rue. Dans ce quartier parisien chic, avec ministères, ambassades, hôtels de luxe (Bristol, Splendide Royal…), Sothys se devait de posséder un flagship haut de gamme.
« Avant la rénovation, nous avions douze cabines à l’ancienne, avec des cabines séparées pour les soins visages et les soins corps, argumente Christian Mas, le P-DG. Il était vital de transformer ce lieu, de le mettre au goût du jour. C’est un vecteur de communication essentiel quand nous recevons des prospects internationaux. Avec notre positionnement en spas et hôtels de luxe, l’institut se devait de monter en gamme. Désormais, nous avons donc trois grandes suites multisoins, chacune avec cabine de douche. »
VISITE GUIDÉE
Au rez-de-chaussée, la boutique propose les 117 références des 11 gammes de soins de la marque et les 49 références de la gamme maquillage. Au mur, un écran diffuse en direct des images des Jardins Sothys, situés dans le village d’Auriac, en Corrèze. Un bar à senteurs permet de choisir sa fragrance de soin préférée.
Deux espaces sont dédiés au diagnostic cosmétique personnalisé et permettent une retouche de maquillage après le soin. Un ascenseur mène au premier étage. La porte s’ouvre sur une salle d’attente très colorée, avec un élégant canapé bleu, où chaque cliente est isolée de l’autre, et des poufs de plusieurs couleurs. Visuellement, ce mobilier de la marque espagnole Sancal est une vraie réussite.
Dans cet espace douillet, avant/après le soin, on peut déguster des tisanes Beauty Garden (autre marque du groupe) issues de plantes récoltées dans les Jardins Sothys.



LE LUXE COMME IDENTITÉ
C’est l’agence d’architecture Studio Kompa qui a travaillé sur l’identité de marque. Les codes couleur sont ceux du luxe, blanc et or, pointe d’anthracite. Chaque cabine possède donc un mur gris, des murs blancs, de la robinetterie dorée, une cabine décor marbre, des tables chauffantes fabriquées par le groupe allemand Gharieni. De grands voilages blancs isolent la cliente dans un cocon. Le parquet au point de Hongrie est neuf, comme les moulures, pour donner un effet haussmannien.
« Nos soins qui cartonnent sont les traitements signature visage, antiâge et hydratation, souligne Christian Mas. À 70 % les clientes font des soins visage. »
Comme dans le secteur de la coiffure, l’esthétique fait face à un problème de recrutement. « Le métier fait sans doute moins rêver. Les étudiantes en esthétique se lancent dans des licences, masters, ne s’arrêtent plus au BP. Nous pourrions embaucher mais nous n’y arrivons pas. » En février 2025, Sothys lancera des soins minceur.



DES CLÉS HISTORIQUES
La marque Sothys est née en 1946, au sous-sol du 63, rue du Faubourg-Saint-Honoré, lorsque le Dr Max Hotz y créait ses potions. « Sothys » est le nom grec de la déesse égyptienne de la prospérité et de la fertilité.
En 1966, Henri Mas rachète la marque, dont vont ensuite s’occuper ses fils, Bernard et Jean-Pierre, puis ses petits-fils, Christian et Frédéric.
En 1985, la société migre du n°63 au n°128 et installe un institut avec 12 cabines, rénovées en 2021-2022.
QUELQUES CHIFFRES
INSTITUT : 120 M²
BOUTIQUE : 50 M²
CABINE SIMPLE : 15/16 M²
CABINE DOUBLE : 31 M²
ÂGE MOYEN: 50 ANS
90 % CLIENTÈLE FÉMININE
PANIER MOYEN : 180 €
4 PRATICIENNES + LA DIRECTRICE
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