Les salons se la jouent concept store

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Mélanger coiffure, oeuvres d’art, restauration et décoration d’intérieur, est-ce que ça marche ? Il faut croire que oui : les salons concept store fleurissent partout en  France !

Si vous passez devant la boutique de décoration Bleu comme Bleu, à Paris, ne vous étonnez pas de voir des clientes déambuler en peignoir. Cette boutique du 8e arrondissement cache en fait un salon de coiffure. Entre deux soins, les clientes peuvent chiner du linge de maison ou des meubles design.

Venus du Japon et des États-Unis, les salons de coiffure concept store se développent en France. L’idée est simple : le salon de coiffure est un lieu où l’on passe du temps, pourquoi ne pas en profiter pour y déjeuner, faire du shopping et papoter entre copines autour d’un thé ? C’est l’idée du salon Hard Wax Store, fraîchement ouvert à Avignon. « Je vends des vinyles et du vintage de luxe, explique Grégory Ange Tallieu. C’est un lieu de vie, un endroit de passage. Il y a une petite cour intérieure où les clientes peuvent se détendre, pendant leur pause couleur par exemple. Surtout, je ne voulais pas ressembler à un salon classique, froid et design ! »

Voilà l’une des clés du succès des salons concept store : ces lieux éclectiques ont une âme. On est bien loin des réseaux de franchise. Résultat, la clientèle branchée, en quête d’authenticité et d’originalité, en redemande. À une condition néanmoins : il faut être professionnel dans tous les  domaines, pas uniquement dans la coiffure. Deux solutions : s’entourer d’experts, notamment si  vous choisissez la restauration, ou être vous-même un fin connaisseur.

À Nice, le coiffeur Sébastien Fombaron a eu l’idée de s’associer à sa compagne, Marie Lavigne, spécialiste de vêtements. Résultat, My Cut Concept, une boutique-appartement de 120 mètres carrés, où l’on circule librement dans une ambiance intimiste. « Nous avons chacun notre clientèle et les clientes de l’un deviennent peu à peu celles de l’autre », s’enthousiasme Marie Lavigne. Grégory Ange Tallieu, lui, chine lui-même ses vêtements vintages : « Je voyage beaucoup, je choisis  uniquement de très belles pièces. »

Chez Bleu comme Bleu, c’est Lola Séguéla, fille de la fondatrice du lieu qui pilote la boutique de décoration. Dernier avantage du salon concept store : c’est un espace idéal pour organiser des  animations (cocktails, soirées, etc.) ou inventer des formules inédites : chez Bleu comme Bleu, les futures mariées peuvent déposer leur liste de mariage et choisir leur forfait beauté tandis que My Cut Concept propose du relooking de la tête aux pieds. Du tout en un fort astucieux !

 

 

 

Les petits plus du concept store

  • Créer du buzz
  • Se démarquer des réseaux de franchise
  • Séduire une clientèle branchée
  • Transformer le salon en un lieu de vie