Le salon de coiffure, un lieu de vie à préserver

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La mairie d’une petite ville décide d’aider une coiffeuse à proposer ses services une journée par semaine pour lutter contre la désertification de la commune.

 

La désertification économique des villages et petites villes de France est un phénomène qui touche de plus en plus de communes. Les commerces de proximité ferment au profit de zones commerciales de plus en plus éloignées des centres et de leurs habitants. Ce qui oblige ces derniers à faire leurs courses quotidiennes en voiture et handicape les publics les plus fragiles ou non motorisés.

 

La mairie a décidé de racheter le salon

À l’instar d’autres villages qui cherchent des solutions pour remédier à cette dévitalisation économique, la commune de Tavaux-et-Pontséricourt, dans l’Aisne, refuse de voir ses commerces locaux être décimés par les difficultés financières et fermer les uns après les autres. La mairie, à l’initiative du maire, Daniel Leturque, a décidé de racheter le salon de coiffure du village qui allait disparaître et de le mettre à disposition d’Isabelle Barez, la coiffeuse, une fois par semaine pour la somme de 15 euros la journée.

 

Un lieu de vie

Depuis, chaque vendredi, les habitants de ce petit village des Hauts-de-France ont la possibilité de se faire coiffer et couper les cheveux par Isabelle près de chez eux. Ils profitent de ce moment et de cet endroit pour se rencontrer et échanger en toute convivialité. C’est plus qu’un commerce disent les habitués, c’est un lieu de vie qui renforce le lien social !
Devant le succès rencontré par cette initiative, le maire envisage d’élargir son action et souhaite  proposer à un salon d’esthétique, à un cabinet de médecin et à d’autres artisans d’assurer également, sur le même mode, une présence régulière dans le village.

 

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