Après avoir gravi les échelons et découvert toutes les facettes du métier de coiffeur, Christophe décide de se challenger de nouveau en fondant son organisme de gestion sociale et de formation 2C2C. Un défi qu’il relève haut la main.

C’est en accompagnant sa grand-mère chez le coiffeur que Christophe Creux, enfant, se découvre une passion pour le métier. « Chaque jeudi, elle y passait la matinée. J’ai tout de suite aimé les odeurs et le salon comme lieu de vie. Mais aussi cette capacité qu’ont les coiffeurs à rendre les gens beaux et heureux. » Mais dans sa famille, la coiffure n’est pas « un métier d’homme ». Après un CAP auprès de la chambre syndicale de la haute couture, une expérience dans la bagagerie souple puis une rencontre avec son coiffeur, lui-même reconverti, Christophe Creux décide de suivre son propre chemin.
TOUT COMMENCE À 27 ANS
Ni une, ni deux, il se lance à 27 ans dans un CAP et un BP chez Saint Karl puis il gravit rapidement les échelons, devenant manager puis animateur réseau. Il découvre ainsi toutes les facettes de la coiffure. Il poursuit son parcours en tant que formateur pour l’Unec en 2003 et part à Séoul pour représenter la coiffure française. Pourtant, à la cinquantaine, il a l’impression d’avoir fait le tour. « Je suis arrivé à Pôle Emploi avec un parcours plutôt riche et mon réseau “coiffure”. Et pourtant, il me manquait quelque chose : la gestion des paies. J’ai alors pris des cours du soir à la fac de droit de Reims. »
Diplômé, il fonde, en 2015, le cabinet de conseil 2C2C. « Aujourd’hui, nous faisons de la gestion de paie et sociale pour les indépendants. Avec cette particularité d’être un coiffeur. Les problèmes rencontrés d’un salon ? Je les connais et sais même les anticiper. » Très vite, sa proposition originale et son regard différent séduisent les entrepreneurs. Autre corde à son arc ? Sa proposition de formations certifiées Qualiopi.
Peu à peu, son offre de stages s’étoffe pour balayer toutes les compétences du métier. Si bien que, en 2022, 2 000 stagiaires ont été formés par 2C2C, avec une note de satisfaction de 9,9/10. À 58 ans, Christophe Creux est bien occupé. Il trouve toutefois le temps d’écrire dans nos pages Business sa
rubrique Au Creux de la coiffure.
L’AVENIR ?
« Les entreprises doivent revoir leur façon de travailler. Autrefois, les samedis étaient des journées chargées. Ce n’est plus le cas. Il faut revoir les plannings et instaurer des nocturnes pour répondre aux besoins et aux envies des clients. Car désormais, les femmes préfèrent passer leur samedi en famille plutôt que dans un salon. Si on ne remet pas tout cela à plat, les salons fermeront au profit des coiffeurs à domicile. »
SA VISION DU MÉTIER
« Nous devons nous rassembler et vivre ensemble, notamment sur les réseaux sociaux où beaucoup de choses se passent. Ils doivent être utilisés à bon escient, dans un élan de partage et de rassemblement. Le métier est en mutation, mais cela reste un métier passionnant, à condition de se donner à 100 %. »
SES CONSEILS AUX JEUNES LES DATES DE SA VIE
« Croyez en vos rêves. Un projet se construit et évolue sans cesse. Aux futurs patrons, formez-vous ! Être un bon coiffeur ne fait pas de vous un bon chef d’entreprise. Coiffer, c’est un savoir-faire. Manager, c’est un “savoir être”. C’est pour cela que je les aide à trouver la bonne place dans leur salon. »
LES DATES DE SA VIE
1992 CAP COIFFURE CHEZ SAINT KARL AVEC L’ÉCOLE SAINT-LOUIS À PARIS
2014 OBTIENT LE DIPLÔME DE GESTIONNAIRE DE PAIE
2015 LANCE SON ORGANISME DE GESTION SOCIALE ET DE FORMATION, 2C2C
Biblond, pour les coiffeurs !








