THIBAULT DELAGE

Hier
À 24 ans, ce jeune talent fait preuve d’un tel enthousiasme qu’on a envie de le suivre. Mais comment est née sa vocation ? « J’ai accompagné ma mère au salon Koop n’Cocoon. Je portais un tee-shirt de barber sans rien y connaître. Cela a interpellé le patron Aurélien Andreux et on a discuté. En 2018, il m’a emmené au Beauté Sélection de Lyon. » Alors installé dans un cursus boulangerie, il décide de changer de voie pour entreprendre un CAP auprès de son mentor. Très vite, il participe au Barber International Trophy où il finit 6e dans la catégorie Espoir. Deux ans plus tard, lors du même concours, il rend hommage à son meilleur ami, disparu en 2020. « Il me confiait ses cheveux et m’autorisait toutes les extravagances. Il était mon modèle lors du premier concours. » Un moment émouvant qui n’échappe à personne. L’équipe de Wahl – dont il est fan – le félicite pour sa prestation.
Aujourd’hui
Au fil du temps, il a tissé des liens très forts avec son patron. « Nous allons à tous les événements, à Paris, Lyon ou Nantes. J’y découvre de nouvelles techniques que je teste ensuite en salon. Je suis aussi pas mal de formations », nous confie le jeune homme, bien dans son époque, actif sur les réseaux sociaux. Dernier défi en date ? La Digital Barber League où il a atteint la deuxième place dans la catégorie jeune talent. « J’aime le bon stress que génèrent les concours. Mais aussi le bon esprit entre les candidats. »
Demain
S’il espère continuer à s’épanouir auprès de son mentor, il a de nombreux projets en tête. « Je suis un grand rêveur. J’aimerais marcher sur les traces de mon idole, Anthony Galifot. Je suis son travail depuis des années. Il est talentueux et pourtant si accessible. Un jour, je serai sur scène moi aussi… » Autres envies ? Ouvrir un jour sa propre adresse ou une chaîne de salons. Enfin, vous l’aurez deviné, son but est de devenir ambassadeur pour la marque Wahl.
MÉLISSA BOËNNEC

Hier
Océanographe ou coiffeuse ? Tel est le dilemme de Mélissa quand elle est au collège. Après la 3e, par esprit de contradiction, elle ne poursuit pas jusqu’au bac comme on le lui conseille et se lance dans un CAP Coiffure à Lorient. Très vite, elle participe aux Meilleurs Apprentis de France et obtient la médaille de Bronze en départemental. BP et Brevet de maîtrise à Quimper, elle intègre l’équipe de France. Elle jongle entre les cours et les entraînements, avant de tout arrêter. De 2018 à 2021, elle travaille dans un salon atypique à Rennes, The Barber Lodge. Quand la compétition vient à lui manquer, elle réintègre l’équipe de France et obtient une médaille d’Or en individuel et une médaille d’Argent en équipe lors des internationaux de 2023.
Aujourd’hui
Maman d’une petite fille, elle a choisi de se consacrer à son salon, Sizailhou, à Malestroit, près de Vannes. En parallèle, elle développe une activité de coiffure de mariage. « J’ai fait le choix de fermer le samedi. Cette année, j’ai participé à une quinzaine de mariages et j’ai déjà des réservations pour 2025. Je suis souvent en déplacement. Je découvre de nouvelles personnes, de nouveaux lieux – des manoirs et des châteaux. » Pour rester au top, elle n’hésite pas à se former auprès de pointures comme Scotto di Cesare, Icon, Anthony Galifot, Stéphane Amaru…
Demain
À 26 ans, elle projette de créer un salon privé chez elle, spécialisé dans la coiffure femme. « J’aimerais faire venir les femmes par envie et non nécessité en leur proposant du soin, de la technique, du modelage, de la coupe et du balayage…. Je pense aller me former auprès de Garance Delacour. » Autres projets ? Participer aux MOF, donner des formations et, pourquoi pas, créer ses propres collections. « J’aime le monde de la coiffure dans son entièreté ! J’ai même songé à devenir commerciale pour aller à la rencontre des coiffeurs. »
Biblond, pour les coiffeurs !








