SARAH BARBEY

Hier
Originaire du Havre, Sarah, 32 ans, a travaillé dans le social et la restauration avant de se lancer dans la coiffure. Le déclic ? Pendant le premier confinement, elle coupe les cheveux de sa petite soeur. Dès lors, elle commence à coiffer ses proches et les demandes affluent. « J’ai toujours été attirée par différentes formes de pratiques artistiques. Finalement, je suis tombée dans la coiffure malgré moi et c’est une chance ! » confie-t-elle. Autodidacte, elle est appelée à tenir des stands coiffure sur des événements en Normandie, organisés par l’association Full Sentimental ou encore sur le festival électro 329.
Aujourd’hui
Arrivée à Paris il y a deux ans, elle entreprend un apprentissage à l’école Terrade, en alternance chez Coiffeur Kut à Oberkampf. Aujourd’hui, en deuxième année de CAP, Sarah n’en délaisse pas pour autant ses activités artistiques. « Là où je m’éclate le plus, c’est quand j’interviens sur des performances, dans une iconographie plutôt punk, avec des crêtes et des crêpages mais aussi des extensions ou des tresses très longues. J’ai aussi une clientèle VIP qui assume des coupes et colorations beaucoup plus avantgardistes que celles que je fais en salon. » Elle sera sur le festival Dyketopia, organisé par le collectif de techno lesbien et queer à Paris au début de juillet.
Demain
« Quand je réfléchis de manière rationnelle, je me dis que je dois enchaîner sur un BP », souligne-t-elle. En parallèle, elle espère développer une activité en studio. Pour mettre un pied officiel dans l’artistique, elle participe au concours Tribu-te dans deux catégories, avant-garde et couleur. Elle imagine se consacrer à la coiffure créative, en studio, sur des performances ou dans l’événementiel.
LUDOVIC GARNIER

Hier
« Je suis tombé dans la coiffure sur un coup de chance ! J’étais en troisième et je ne savais pas vraiment vers quelle voie m’orienter. Lors d’un exercice “attentat”, nous étions enfermés dans une salle et je me suis amusé à coiffer les filles de ma classe. Le soir, j’ai dit à ma mère que je voulais être coiffeur ! », se souvient cette jeune pousse de 18 ans. Une vocation qui se confirme lorsqu’il entreprend un CAP à l’IMA de Meaux, en alternance avec le salon VS Look à Pontault-Combault. « Ma professeur, Mme Pavillon, m’a suggéré de participer aux Meilleurs Apprentis de France. » Résultats ? Il remporte la médaille d’Or en départemental et en régional.
Aujourd’hui
Contacté par Aurélie Michelin, membre de l’équipe de France, il intègre un projet artistique en partenariat avec l’école Terrade. Actuellement en BP, il participe à des concours, dont ceux de Wella Professionals et Pivot Point. Ancré dans son temps, il soigne son image digitale. « Grâce à mon compte Instagram, je gagne une petite notoriété qui m’a permis de me perfectionner dans des petits événements comme Miss Cambodge en France. » Son style ? « En salon, j’aime jouer la carte du naturel pour que la cliente apprenne à s’aimer. En revanche, sur les concours, je me lance facilement dans des looks extravagants. »
Demain
Il envisage de poursuivre avec un Brevet de maîtrise pour se lancer dans l’éducation. Pourquoi pas le Real Campus by L’Oréal ? « Dans le cadre du Bachelor, on s’occupe des cheveux texturés. Ayant une chevelure bouclée, c’est important pour moi de pouvoir gérer tous types de cheveux. » Dans dix ans ? Ludovic se rêve freelance ou entrepreneur, et se voit oeuvrer en studio ou à la télévision… Porter plusieurs casquettes en gardant un pied en salon. « J’aime le travail d’équipe et la relation avec la clientèle ! »
Biblond, pour les coiffeurs !








