Parcours sans faute… Le Girondin David Lucas s’inscrit en chef de file des coiffeurs de renom. Dans la foulée de ses lancements de produits, il ouvre son troisième salon parisien, Vendôme, toujours au 20 de la rue Danielle Casanova mais cette fois au 2e étage. Visite…

Coiffeur médiatique depuis qu’il fait partie du carnet d’adresses de tous les journalistes et personnalités, David Lucas a un parcours hors norme. Après avoir fait ses classes dans le salon Scoop Coiffure à Bordeaux, il n’en finit pas de casser les codes. En 2010, il se lance comme entrepreneur et révolutionne le salon en appartement avec une adresse au dernier étage, au 20 de la rue Danielle Casanova (Paris Ier). Il va par la suite le décliner avec succès, au 3e étage, jouant avec les codes haussmanniens, la luminosité et les belles matières. Aujourd’hui, c’est au 2e étage qu’il investit les lieux avec ses cinq coiffeurs.
Goût du beau
David grandit dans un décor magnifique, entre mer et nature, à Arcachon. Très vite, il cultive le goût du beau et de l’harmonie. « Aujourd’hui, c’est la même chose pour les coupes et les couleurs mais également pour la décoration de mes salons. J’adore jouer le rôle de l’architecte et du décorateur et je passe beaucoup de temps aux Puces de Saint-Ouen pour dénicher objets et mobilier. » Avec pour livre de chevet Le Monde nouveau de Charlotte Perriand.

Esthète, David sait exactement ce dont il a envie lorsqu’il imagine un nouveau salon : « Beau mais pas intimidant, luxueux mais abordable. Un espace où l’on vous laisse vous exprimer parce que ce qui compte avant tout, c’est la personnalité de chacun, et non les diktats de la mode. »
Un nouvel éden
Le nouveau salon Vendôme est un lieu parisien empli de grâce, comme toujours. David visite cet espace en 2020, en plein confinement. « C’était un ancien atelier de haute joaillerie, totalement vide depuis 2016, avec des faux plafonds, une enfilade de petites salles et d’énormes coffres. Un vrai bunker de 150 m2. » Dès le déconfinement, David signe et il planche sur le dossier avec les entrepreneurs. Les travaux commencent le 15 avril 2021 pour se terminer onze mois plus tard. « Le chantier a été impressionnant jusqu’à la fin. Nous avons dû à la fois tout abattre et tout renforcer et faire appel à tous les corps de métier pour la rénovation de pièces maîtresses comme le bow-window. » La finalité du projet ? Proposer à la cliente des espaces fonctionnels, calmes et surtout très lumineux. « Il y a donc du blanc pour la pureté et la clarté mais pas seulement… Le bois, présent grâce aux poufs, bancs et tablettes, apporte de la naturalité. Et puis, il y a du noir pour le laboratoire et l’espace dédié aux couleurs. » Le salon pourra également accueillir des expos, un défilé ou des événements.

Plus en détail…
Le salon des coiffures
Le blanc domine. On y trouve sept postes de travail composés de hauts miroirs de 2,5 mètres, créés sur mesure, des fauteuils Tulip de chez Knoll et des tables en bois brut (NV Gallery). Au milieu de la pièce, une table en faïence blanche sur laquelle est posé un échiquier du designer belge Basile Boon.
Le salon des couleurs
Le noir prône dans cet espace. Sept assises Knoll font face à des tablettes métalliques, créées sur mesure par L’Atelier M², et à des miroirs Sarah Lavoine, composés de trois glaces rondes de tailles différentes, entrelacées et habillées de luminaires réalisés à la main du Londonien d’origine chypriote Michael Anastassiades. Les poufs en bois parsèment la pièce.

Le salon des eaux
C’est ici que les shampooings et les soins sont réalisés. David a choisi six fauteuils noirs, signés Karisma : cinq du modèle Be Axolute, avec repose-bras en bois et base en aluminium poli. Les fauteuils disposent de repose-jambes électriques et du programme Jet Massage, un massage d’air qui agit sur tout le corps. Le modèle Fable, situé près de la fenêtre, permet à la cliente d’être complètement allongée. Il est chauffant et massant. « Idéal pour les modelages crâniens en position couchée », souligne David Lucas. Quant aux murs, ils sont recouverts de faïences blanches avec des niches. Un vidéoprojecteur diffuse à la demande des films d’ambiance zen.

L’accueil et le laboratoire
Jeu de contraste. Une belle émotion se dégage de cette grande entrée immaculée : banquette, bibliothèque, vestiaire… Quant au laboratoire, interdit au public, il se démarque par un carrelage et des meubles noirs, indispensables.

Coût de la création
500 000 €
Le plan du salon
150 m2 avec 4 m de hauteur sous plafond, répartis en plusieurs zones : l’espace accueil (30 m2), le salon des coiffures (45 m2), le salon des couleurs (40m2), le salon des eaux (20 m2) et le laboratoire (15 m2).
Biblond, pour les coiffeurs !








