Faire parler de son salon sans se ruiner… Et si la solution se trouvait dans les partenariats ? Un donnant donnant qui fait ses preuves.
Un spot de pub à la radio ou un encart dans les journaux : trop cher, estiment de nombreux professionnels comme Julien Torrecillas. « Avec une pub qui coûte entre 1 500 et 2 000 euros… je n’aurai jamais de retour sur investissement. » Ce gérant de salons lyonnais a fait ses calculs et préfère miser sur les partenariats, plus rentables. Biblond vous propose des idées simples à mettre en place.
Déposer des bons de réductions
Boulangerie, magasin de vêtements, photographe… « Un client qui achète quelque chose autour de vous est susceptible de venir chez vous », note Stéphane Auger. Une logique que ce responsable de l’enseigne Tête d’Affiche applique par exemple dans son salon de Saint-Aygulf, sur la côte méditerranéenne : « C’est un lieu touristique, donc j’ai mis des coupons de réduction dans les hôtels », détaille le coiffeur. Cible visée : les vacanciers. Et ça a marché : « J’ai eu 73 passages grâce à cette opération qui m’a coûté environ 200 euros. »
Proposer des promos en commun Julien Torrecillas, lui, est installé à côté d’une esthéticienne. Le coiffeur a financé le mailing de voeux de bonne année de sa voisine. « Toutes les clientes de la base du centre d’esthétique ont reçu des offres de promotion, explique le responsable de Concept Hairdresser, moins 15 % chez l’esthéticienne et moins 20 % en offre découverte chez moi. » Efficace pour séduire plein de nouveaux clients.
Offrir une coupe aux autres commerçants
Un bon moyen pour faire marcher le bouche-à-oreille. Stéphane Auger coiffe gratuitement la caissière d’un supermarché. En retour, « quand ses clients lui disent “oh, vous avez une super coupe !”, elle conseille mon salon ».
Se lancer dans le co-branding
Là, c’est plus officiel. Deux marques ou plus décident de s’associer pour se promouvoir simultanément. Comme le coiffeur David Lucas avec Shu Uemura Art of Hair, des soins capillaires de luxe. « J’utilise ses produits, et quand la marque a un plan shooting, elle fait appel à moi », explique le coiffeur qui a aussi collaboré au lancement presse de la gamme Color Lustre. « C’est un retour d’image », résume le professionnel parisien. Un concept valable pour la déco. Chez Bubble Factory, de nouveaux artistes sont exposés tous les deux mois, ce qui permet de changer la déco et d’élargir son spectre de clientèle.
Organiser des opérations mutualisées
Il existe de nombreuses possibilités : se délocaliser dans des lieux culturels, pour des événements ponctuels. Ou faire venir ses partenaires au salon. Christine Prévost, gérante de Hair 2.C a accueilli la marque Nu Skin durant une journée. Au programme : séance d’essai gratuite d’un soin anti-âge. « Aujourd’hui, il faut apporter des plus à la clientèle, le partenariat nous permet ça », explique Christine Prévost pour qui « les coiffeurs n’ont rien à perdre, mais beaucoup à gagner ».
Biblond, pour les coiffeurs !







