La tendance venue des réseaux sociaux va vous inspirer de nouvelles idées créatives ! On vous donne les clefs pour réussir cette couleur sur toutes les têtes.
par Alix Hapy en étroite collaboration avec Frédéric Mennetrier
Le rose se marie bien avec presque toutes les couleurs !
Et, selon la couleur associée, il sera plus ou moins amplifié : « Avec l’orange, vous obtenez un joli rose pêche. Il sera parfait si vous voulez un rose tout doux. Au contraire avec le rouge, vous obtenez un joli rose fuchsia. Le violet et le bleu lui apportent une note froide proche du rose mauve. Seul le vert affadit le rose. Évitez donc d’appliquer du rose par-dessus. »
Notre fiche conseil pour réussir son Rose Brown :
Hauteur de ton : 4 (châtain) ou 5 (châtain clair)
Objectif : Obtenir un fond d’éclaircissement pas trop tiré pour la bonne tenue du reflet. Plus il est clair, blanc et plus la nuance rose sera juste, harmonieuse. Surtout si le coiffeur l’utilise en pigment direct. C’est plus facile.
Application : « Réalisez un travail de déco comme si vous faisiez un coup de soleil, un Sun Kiss (= vise à apporter un effet “lumières” sur des zones très précises de recouvrement).
Posez ensuite la nuance ou les nuances roses choisies sur l’ensemble de la chevelure. Puis oxydez le tout avec un léger gloss au 6 volume. Laissez poser 15 à 20 minutes. Rincez et effectuez un shampooing post-coloration.
Histoire du rose
Si l’on refait un peu son histoire, le rose est d’abord associé aux garçons. Il devient ensuite la couleur des peaux enfantines, puis celle des jeunes femmes et « jeunes filles en fleurs », du féminin, du sexe et de l’intime, des layettes, des dessous chair. On peut croire qu’il s’agit d’une couleur enfantine et sans danger, mais le rose est beaucoup plus sournois qu’il y paraît. Il exprime aussi la sensualité et même la sexualité.
Le mot « rose » est d’ailleurs l’anagramme d’« éros ». Au cours du XXe siècle, cette couleur a vécu à travers différentes formes: le socialisme à la rose ou socialisme rose ; le motif vichy rose, choisi par Brigitte Bardot en 1958 pour sa robe de mariage avec Jacques Charrier ; les tutus roses qui, la même année, ont donné leur nom à l’affaire de moeurs pédophile dite « des ballets roses » ; le rose sexiste de Barbie, cette poupée-femme-objet caricature de la « féminitude » ; le triangle rose imposé aux détenus homosexuels dans les camps nazis, mais devenu en 1990, l’emblème de la fierté homosexuelle.
En janvier 2017, au lendemain de l’investiture de Donald Trump à la présidence des États-Unis, des millions de femmes ont défilé à travers le monde pour défendre leurs droits en portant des petits bonnets rose vif à oreilles de chat. Des « pussy hats », références aux propos et à la politique sexistes du président américain. Ces bonnets sont un excellent renouveau du rose.
Biblond, pour les coiffeurs !








