Formation : l’Unec accompagne les repreneurs et créateurs de salon

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Accompagner les futurs repreneurs ou les créateurs pour pérenniser le modèle économique de l’entreprise tel est le but de l’Unec avec l’Institut Coiffeur Créateur Repreneur qui propose huit modules de formation. Explications avec Laurent Melin.

Dans le secteur de la coiffure le constat est sans appel : 30 % des coiffeurs ont aujourd’hui plus de 55 ans et partiront donc prochainement en retraite. D’où la volonté de Christophe Doré, président de l’Union nationale des entreprises de coiffure (Unec), de créer un institut de formation pour assurer la pérennité des entreprises.

L’Institut Coiffeur Créateur Repreneur (I2CR) propose également un cursus de formation sur la coiffure à domicile car beaucoup de jeunes choisissent aujourd’hui cette voie (le secteur compte déjà 5 000 entreprises de coiffure à domicile).



Au total, l’I2CR dispose de 8 modules de formation dont plusieurs sont communs. « Nous pensons aussi aux cédants car il est  impératif que leur entreprise soit en état économique viable. Nous les préparons à la vente », explique Laurent Melin, vice-président de l’Unec en charge du dialogue social, de l’emploi et de la formation.

 

Tout savoir pour créer ou reprendre un salon

L’I2CR propose 6 modules de formation d’une journée chacun pour futurs créateurs ou repreneurs de salon.

Le premier est consacré à la macro-économie afin de maîtriser le marché de la coiffure d’aujourd’hui et de demain. Chiffres clés, étude de marché, l’essentiel de la réglementation, la politique tarifaire, etc. y sont abordés.

Le deuxième module, baptisé « Stabiliser mon entreprise », est centré sur la gestion et le pilotage de l’entreprise. On y aborde ainsi le prix de revient en fonction des investissements, le nombre de visites et de services à faire en fonction de la masse salariale…

Le troisième module est dédié à la construction du projet. « Nous voulons faire prendre conscience au porteur du projet du pilotage d’une entreprise et de son importance », révèle Laurent Melin. Les coiffeurs apprennent ainsi, en partenariat avec Hairnet, à faire un business plan, à consolider un business modèle et à bâtir une stratégie à un an. « Ces trois modules se déroulent pendant trois jours d’affilé. C’est très dense comme programme », souligne Laurent.

Avancer avec l’aide d’un banquier

Le quatrième module est lui consacré à la finalisation du projet. Sont ainsi passés au crible le statut juridique, la protection sociale, mais aussi les logiciels pour piloter et gérer l’entreprise, sans oublier le marketing et la communication. « Nous avons la chance d’avoir la participation d’un banquier que les apprenants devront convaincre à travers un jeu de rôle », détaille Laurent.

Centré sur les basiques de la convention collective, le cinquième module intéresse les chefs d’entreprise avec du personnel. « Ils apprendront également le rôle du manager ou à savoir déléguer. La politique managériale sera passée au crible ainsi que les dispositions réglementaires », affirme Laurent.

Enfin, le sixième module est consacré à la gestion des ressources humaines en salon. « On étudie les différents profils des salariés, comment bien recruter, les grilles de salaires mais aussi les obligations du chef d’entreprise en matière d’assurance. »

Formation pour les coiffeurs à domicile

Parce trop de jeunes diplômés se lancent dans la coiffure à domicile sans filet, l’Unec propose un module dédié à cet exercice qui permet d’étudier les différents types de clientèle, le business plan, la réglementation mais aussi le marketing digital et les différentes plates-formes de rendez-vous en ligne.

Comment réussir la cession de son salon

Enfin vouloir prendre sa retraite est une chose, réussir la cession de son salon en est une autre. Afin de préparer les cédants à cette étape cruciale l’Unec leur propose un module spécifique où ils apprennent à estimer leur entreprise, mais aussi à se préparer à la cession.

Les premières formations de l’I2CR se dérouleront dans les locaux de l’Unec à Paris, les suivantes seront proposées en région. Quant aux formateurs, « ce seront des professionnels de la coiffure qui ont réussi et acceptent de mettre à profit leur expérience », assure Laurent Melin.