Est-ce que j’exagère ? pilote, ingénieur ou coiffeur ?

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C’est un peu la revanche de la profession, la crise de la Covid qui a commencé en 2020 a fait apparaître l’importance des coiffeurs, souvent cités par les médias quand on parle de commerces.

 

Le phénomène « on ferme et on ouvre » est mondial. Les chaînes d’infos, les interviews et les demandes d’avis des coiffeurs… Et, contre toute attente, la profession est déclarée « essentielle » en France et, à ma connaissance, uniquement en France…

La coiffure est un très gros employeur de l’artisanat, peut-être est-ce la raison ? On a du mal à savoir, et peu importe car la profession devient en cas de coup dur « protégée ».

Avant mars 2020, on pensait encore : « Ça ne gagne rien, ce sont des heures de malade ! C’est dur… » Pendant cette crise, on a oublié les problèmes d’embauches du passé.

Et puis, là…

Je peux me payer le luxe de poser cette question : « Alors, tu veux être ingénieur, pilote d’avion ou coiffeur ? » Qui aurait imaginé oser la poser avant ?

En cas de crise, certains métiers se trouvent maintenant exposés, et le choix des nouvelles générations pour leur futur métier devra prendre en considération le facteur : « Et si tout s’arrête ? Quel est mon plan B ? »… En Inde, les ingénieurs cassent des cailloux pour refaire les routes. Certains ont choisi des professions qui n’existeront plus demain, d’autres n’ont même pas encore repris le travail depuis mars 2020.

En période de Covid, il valait mieux être COIFFEUR. Si tout s’arrêtait, nous pouvions nous diversifier et trouver des ressources pour nous en sortir, développer l’intelligence des mains paraît, en cas de problème, être une des clefs !

Comment un pilote d’avion peut-il se réinventer en cas de coup dur pour sa profession ? C’est plus difficile que pour un coiffeur qui, lui, avec un peigne et des ciseaux, s’en sortira toujours !

Il serait indécent de se plaindre, et pourtant on commence à voir que pour certains, le nouveau problème, c’est « Où sont passés les clients ? » « Il y a moins de monde… » Certains évoquent même l’idée de fermer, se disant que c’est peut-être mieux avec les aides financières. D’autres affichent des
progressions à deux chiffres… Mais que se passe-t-il ?

Nous sommes en mutation de business plan. Il y a les coiffeurs qui n’ont rien fait, rien changé, et ceux qui ont mis de nouvelles choses en place. Il y a ceux qui attendent qu’hier revienne et puis ceux qui se préparent à demain ! Les habitudes, la vision de la beauté, la fréquence des rendez-vous, les achats, les horaires, les distances, le temps passé… Tout doit être repensé !

Toujours est-il qu’il est important de souligner le côté positif d’une crise qui  révélé notre profession. Et il faut communiquer sur cet épisode avec les jeunes générations pour les engager !

Je suis formateur et ma profession s’est immédiatement adaptée avec le visio-learning. Je suis très fier d’avoir choisi le bon métier, celui qui a su tirer son épingle du jeu !

AUJOURD’HUI, IL EST POSSIBLE DE PARLER DE CHOIX DE PROFESSIONS
PLUS RÉSILIENTES !

J’espère que, vous aussi, vous vous rendez compte de la chance que vous avez d’avoir fait ce choix !

Il faut communiquer avec les nouvelles générations qui choisissent une profession, pour qu’elles retrouvent l’envie de faire ce métier.

Malgré cet épisode, nous manquons encore de main-d’oeuvre bien formée.
Mais si je devais conseiller un métier parmi les trois suivants : pilote d’avion, ingénieur ou coiffeur ?

Je dirais COIFFEUR ! Ce sera moins stressant et tu ne manqueras jamais de travail !

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