À l’heure où la clientèle est plus volatile que jamais, il est bon de tout mettre en oeuvre pour satisfaire son confort autant que ses envies capillaires. Savoir combiner judicieusement ambiance, psychologie et savoir-faire est assurément le ticket gagnant. Voici quelques conseils pour un accueil réussi.
70 %
C’est la part de clientes qui se sentent anxieuses lorsqu’elles entrent dans un salon pour la première fois. Assurément, la qualité de service n’a jamais eu tant
d’importance. Voilà pourquoi les cinq premières minutes de leur arrivée au salon ont une importance cruciale. Et rater cette étape fait prendre le risque de ne jamais revoir la cliente et ferme la relation pour la suite de la prestation. Mieux vaut la soigner d’emblée. Et toujours se rappeler : le coiffeur est à la disposition de la cliente, et non l’inverse. C’est du moins ce qu’elle doit ressentir. Aussi, après l’avoir saluée, il faut lui demander tout de suite « Que puis-je pour vous ? » et non « Vous avez rendez-vous ? »
ANTOINE KOEHLER
CORESPONSABLE DE 5 SALONS KOEHLER EN ALSACE
« Sourire chaleureux, regard bienveillant, poignée de main disponible, café de qualité… L’importance des premières secondes de l’accueil au salon n’est plus à prouver. D’emblée, la cliente doit en effet recevoir ces attentions dont elle raffole – plus ou moins consciemment – et qui flattent son goût du privilège et de la mise en confiance. Cosy, nos salons ont choisi de mettre les cinq sens des clients à l’honneur. Des lieux pour se détendre, s’embellir, échanger, et où on aime revenir pour profiter de la bienveillance de l’accueil et de la perfection de la prestation et de son suivi. Voilà ce que nous souhaitions mon frère Philippe et moi. L’intérêt d’offrir du “sur-mesure” est de déclencher des sensations nouvelles. Permettre aux clients de découvrir des services innovants, leur servir de guide sensoriel pour mieux les mettre en valeur. Enfin, point crucial : nous nous évertuons à prendre les clients à l’heure, avec au maximum cinq minutes de retard. Question de respect. »
SYLVIE REMARS
RESPONSABLE DU SALON ANATHA À ECOMMOY
« L’intérêt particulier porté au client se doit d’être sincère et authentique. D’entrée de jeu, le coiffeur doit comprendre son interlocuteur, se trouver des points communs avec lui pour établir la connexion. Il faut également lui donner
l’impression qu’il est attendu, bienvenu. On consacre donc les premières secondes à le regarder, à lui dire bonjour, à le faire sourire et à le détendre. On essaie de faire un maximum de reconnaissance visuelle au salon. Et si on n’est pas physionomiste, rien n’empêche de regarder sur le planning pour connaître le nom du client. Puis on l’installe confortablement, on parle avec lui de ses envies, on le conseille, on lui propose des services qu’il n’avait peut-être pas envisagés pour ses cheveux, on le fait agréablement patienter, en lui offrant la boisson de son choix dans de jolies tasses… Là encore, il doit sentir qu’il est le bienvenu. »
FABRICE CORNILLON
À LA TÊTE DU SALON GERMAIN COIFFURE À AUXERRE
« La coiffure est un métier de passion et il est bon de faire partager son enthousiasme à sa cliente. Cela parle à son inconscient et lui prouve que son coiffeur aime son métier, qu’il le connaît et le pratique avec foi. Cela crée chez elle un enchantement, qui est très prescripteur et qui enclenche immanquablement le bouche-à-oreille. Ou comment faire passer son amour du travail bien fait… Et se démarquer ! Si le savoir-faire s’apprend sur les bancs des écoles de coiffure, le “savoir-être” du coiffeur lui incombe entièrement. La bienveillance notamment est un bon atout de fidélisation. »
Biblond, pour les coiffeurs !











