Dans le sac de Souhad Abdellali, Le salon Jarny

Taille du texte: A A A

Après un Bac Littéraire option arts plastiques et histoires de l’art, Souhad n’est pas partie aux Beaux-Arts. Pas assez concret pour son père, ouvrier. « J’ai commencé la coiffure un peu par hasard, et je me suis prise au jeu. J’ai repéré un salon dont le nom me plaisait, Haute Coiffure Française… je ne savais même pas ce que c’était ! »

Chaque jour, elle fait 160 km pour se rendre dans ce salon, où elle découvre non seulement le métier mais aussi les défilés et les collections. Puis, elle se dit « pourquoi pas moi ? ». Travaillant sur ses croyances limitantes, qui auraient pu l’empêcher d’oser, elle se lance, en 2009, à son compte dans la commune de Jarny, non loin de Metz et du Luxembourg.

Il y a 3 ans, elle a choisi de changer de cap. « J’ai décidé de montrer mes compétences dans le cheveu texturé sur les réseaux sociaux. Ça a été une déferlante ! Je voulais un salon avec plus d’inclusion, un salon « Benetton », qui cache une dimension culturelle du vivre ensemble. Moi-même complexée par mes cheveux, j’ai voulu transmettre mon savoir-faire à toutes les femmes » souligne celle qui reçoit, depuis 2022, dans sa maison de beauté privée, un espace intimiste de coworking pour les coiffeurs qui veulent louer un fauteuil, Le Salon Jarny. Formatrice et ambassadrice pour Eugène Perma, elle rend accessible le cheveu texturé avec sa formation Easy Curly, dédiée aux juniors comme aux coiffeurs confirmés.

« Cette maison de produits offre un suivi assez unique et une réelle implication. Ils m’ont fait monter en compétence, en me proposant des formations de prise de parole, d’ancrage, de respiration ou encore de théâtre… »

Adhérente et ambassadrice pour L’Excellence des Coiff’, elle partage aussi son savoir-faire avec ce groupement de 320 salons indépendants. Ce qui stimule aussi Souhad, c’est la création de ses propres collections. « Le fil conducteur ? Je les réalise avec des vraies femmes et non des mannequins. Des femmes qui ressemblent à nos clientes de tous les jours. Cela me permet aussi des les sensibiliser au travail qui se cache derrière un simple visuel. »

Autre cheval de bataille ? Valoriser son travail. « Il y a 10 ans, ma fiche moyenne était de 30 euros. Aujourd’hui, je suis à 120 euros. Mais cela ne s’est pas fait d’un coup… J’y suis allée par étapes. Et si j’y suis parvenue dans ma petite ville de Province, tout le monde peut y arriver ! » conclut-elle. Bref, passionnée et passionnante, elle fait partie des personnalités qui participent activement au rayonnement de la profession.

Pour Biblond, Souhad Abdellali vide son sac, pour nous dévoiler les 6 objets qui l’accompagnent partout.

Catégories: Actualités