Coiffeur et autres talents cachés

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Se spécialiser est un plus à la fois pour les clients et pour les professionnels eux-mêmes. Une multitude de portes à ouvrir… Devenir coiffeur expert ? Un choix qui peut s’avérer gagnant.

 

Répondre à des besoins spécifiques

Point fort numéro 1 du coiffeur spécialisé : maîtriser son sujet sur le bout des doigts.

Du coup, « il sera toujours appelé pour ses compétences. Des compétences que les autres n’ont pas forcément. Et ça, c’est un avantage », note Sébastien Quinet. Le jeune coiffeur originaire du Nord en sait quelque chose, lui qui s’est spécialisé dans les coiffures et perruques de spectacles.

Dans des domaines comme le théâtre, le cinéma, ou encore la mode, les besoins sont spécifiques et seuls des coiffeurs experts ont le savoir-faire nécessaire pour y répondre.

 

En faire un « atout fidélité »

Avoir des compétences particulières permet d’attirer des clients. Et de les fidéliser. C’est ce qu’essaie de faire Ethnicia en proposant des bars à soins dans ses espaces de beauté.

« Dans beaucoup de salons, les soins ne sont pas valorisés », note Denis Loudet, directeur de la formation de la marque. Ethnicia s’est donc placée sur ce créneau.

Le soin est un moment à part entière au même titre qu’une coupe, et ça marche, assure Denis Loudet : « On a des clientes qui viennent tous les 15 jours pour les soins. »

 

Aller au fond des choses

Les clients en profitent, les professionnels aussi. Car ce n’est pas parce qu’on se spécialise qu’on tourne en rond ! Les possibilités de spécialisation sont d’ailleurs nombreuses et variées. Pour
Sébastien Quinet, c’est d’abord une histoire de passion.

Et puis un expert a toujours quelque chose à apprendre. « Je ne m’ennuie  jamais, il y a toujours des terrains inconnus à explorer. Par exemple, j’aime utiliser toute sorte de caoutchouc, alors je cherche, je travaille les matières, les peintures que je vais mettre dessus… », raconte le coiffeur-perruquier qui vient de travailler pour la comédie musicale Mozart, l’opéra rock. « Je me mets en danger et j’aime ça. »

 

Ne pas s’enfermer

« Il faut se distinguer, mais pas s’enfermer », met en garde Dominique Pierson, directeur de DP training, qui forme les coiffeurs au management en faisant remarquer : « en ce moment, c’est la grande mode du lissage brésilien ».

Les coiffeurs peuvent être tentés de se spécialiser. « Le problème de la mode, c’est que ça change tout le temps. » Une clientèle trop resserrée peut donc vite s’effriter.

Pour le coach, tout est une question de nuance : « c’est dangereux de trop se spécialiser, mais c’est intéressant d’avoir une spécialité ».

 

LES PLUS DE L’EXPERTISE

  • Professionnels. Synonyme de qualité, elle est recherchée par les clients et permet au coiffeur de se démarquer.
  • Personnels. C’est enrichissant d’aller toujours plus loin dans son métier. Cela permet d’éviter la routine.
  • Un éventail large. La spécialisation peut se faire dans un domaine : visagisme, couleur, permanente, soins, sculpture sur cheveux. Ou alors dans un secteur : coiffeur-studio, perruquier pour le cinéma.

Seul bémol, faire attention aux effets de mode !

 

Noémie Guillotin