Biblond n°17 : Qui suis-je?

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Mes racines

Je suis né le 8 novembre 1967 à Dax, dans les Landes.  Aujourd’hui, je vis à Biarritz. Petit, je voulais être magicien. Mais pour mes parents, ce n’était pas un métier. Ma grandmère, qui habitait à Paris, avait travaillé dans un cirque… Elle m’a nourri de comédies musicales et du goût de la scène.

 

Mes débuts

Travailler dans un salon, durant un été, m’a donné envie de devenir coiffeur et d’arrêter l’école. Après avoir obtenu mon CAP et mon Brevet professionnel, j’ai commencé à faire les concours pour m’entraîner professionnellement. Jusqu’en 1991, j’ai enchaîné les concours. En 1989, j’étais jeune champion de France. Entré en 1990 dans l’équipe de France de coiffure, j’ai été champion d’Europe et champion du Monde.

 

Mon parcours

En 1991, quelqu’un du staff de L’Oréal me repère dans la salle. On me demande alors de venir à Paris et de faire un premier voyage pour voir comment je me débrouille sur scène. Dans une carrière, il y a plusieurs étages, c’était le premier ! Je suis devenu coiffeur ambassadeur pour L’Oréal et, depuis 2006, je suis directeur artistique de la Haute Coiffure française. À chaque fois que L’Oréal m’appelle pour un voyage et des shows, je suis encore étonné et heureux, au bout de vingt ans ! Je me dis : « Quelle chance tu as ! » Et je n’ai pas encore fait le tour du monde : il me manque, entre autres, l’Australie.

 

Mon salon

En 1993, j’ai ouvert mon premier salon à Dax, 55 m2 de surface dans une ambiance d’appartement. La première fois, c’est toujours une belle aventure. On fait ses premiers comptes de caisse, on fidélise sa clientèle. J’avais envie aussi du côté vrai du salon, d’être au contact des clientes et du souci de l’entreprise. Le show reste le côté magique de mon métier. En 2000, j’ai ouvert un autre salon à Anglet, le Studio. Une seconde affaire, c’était beaucoup. Il est important de ne pas trop se charger. Alors j’ai vendu Dax en 2002. Le Studio compte six collaborateurs et je l’ai voulu avec une ambiance très zen, Feng Shui, japonisante. Je songe à arrêter progressivement le salon pour me consacrer plus à la formation.

 

Mon premier coup de ciseaux

En 1983, une petite dame à qui j’ai fait une coupe et une permanente. Et voilà ! Je passais une étape…

 

Mon meilleur souvenir

En 1989, au championnat de France. J’avais fait un chignon un peu particulier, tout rond. Ayant pris pour modèle le dessus d’une bouteille de parfum, j’avais demandé à un maître verrier de me faire des morceaux de mosaïque qui étaient sertis dans la coiffure. J’ai encore la mosaïque dans mon atelier où je garde tout dans du papier de soie. Être champion de France, c’était un moment fort.

 

Mon inspiration

J’ai toujours un carnet sur moi dans lequel je note des phrases. Je ramasse des coquillages… Des souvenirs de mes voyages… Des riens peuvent devenir de grandes idées. J’aime beaucoup la sculpture et je suis fan de Camille Claudel, le modèle même de l’artiste qui est allé jusqu’au bout de sa passion.


Réponse page 36 du Biblond 17