FIDÉLISER
Pour fidéliser un salarié, il est important de comprendre les attentes des collaborateurs. Suite de l’article paru dans Biblond 100.
L’attente des collaborateurs concerne tout ce qui crée un climat de motivation et d’implication dans l’entreprise. On peut distinguer deux grands domaines permettant de mieux comprendre ce qui donne envie à chacun d’entre nous de poursuivre ses efforts, de continuer à s’impliquer de façon positive dans le salon. Il s’ agit d’abord de type de rétribution obtenue par nos actions. Pour cela, nous nous baserons sur les études du sociologue Maslow. Ensuite, il s’agit de l’attitude de notre supérieur hiérarchique.
LA PYRAMIDE DES BESOINS
(LA PYRAMIDE DE MASLOW)
Niveau 1
L’employeur doit permettre au collaborateur une espérance de gain ou de confort. En termes de gains, cela peut se traduire par des possibilités de primes ou quelques avantages simples (tickets restaurant, challenges…).
En termes de confort, cela peut être une place de stationnement à la charge de l’entreprise, des tabourets qui roulent, un fauteuil à pompe qui fonctionne… C’est la base, le fondement sur lequel la motivation va pouvoir prendre racine. Mais attention, si la réponse à ces attentes ne motive pas, le manque de réponse, en revanche, démotive.
Niveau 2
Conférer au collaborateur une importance particulière, lui manifester ouvertement sa confiance vis-à-vis des personnes de l’entreprise sans pour autant effacer les autres salariés : chacun sa place, et valoriser cette place.
Indirectement, enrichir son métier et sa confiance.
Niveau 3
Lui conférer une importance particulière face aux clientes du salon.
Indirectement, enrichir sa fonction ou ses tâches.
Niveau 4
Lui prouver votre confiance en l’associant ou en le consultant pour certaines décisions comme un diagnostic couleur ou l’avis sur un chignon
Niveau 5
Entretenir la motivation en positivant sur les changements à venir, en prouvant, de ce fait, qu’il est inutile d’aller chercher ailleurs. Cela peut passer par la prise en charge d’un apprenti sur du long terme.
Rassurer sur la pérennité de l’entreprise.
Pour fidéliser, il est impératif de rémunérer correctement les salariés, si la rémunération de base est celle de la convention collective, ce n’est pas trahir un secret que de reconnaître que la rémunération des échelons ne donne pas envie aux collaborateurs de s’impliquer pour le Smic. Même si les syndicats réévaluent la grille, cette dernière est souvent rattrapée par les augmentation du Smic .
Vous avez plusieurs solutions pour dynamiser la vie du salon et conforter (contre travail) un potentiel de rémunération plus avantageuse de vos coiffeurs.
1) Les primes
Si la convention prévoit une prime minimale calculée sur cette base :
Salaire brut * 3,4 = C.A. HT à réaliser pour toucher une prime de 10 % sur le dépassement
Soit par exemple, pour une coiffeuse niveau 2 échelon 2 rémunérée conventionnellement à 1 756 brut 1756 * 3,4 = 5 970,4 de C.A. HT à réaliser soit 7164,48 TTC
Donc, si la salariée réalise 8 000 € de chiffre TTC soit 6 666,66 HT
6 666,66 – 5970,4 = 696,26 *0,1= 69,62 euros de prime en brut sur leur chiffre d’affaires.
Avouez que ça ne fait rêver personne…
Il est impératif de travailler sur des primes beaucoup plus avantageuses que celle qui est prévue par la convention.
2) Les challenges
La vie de l’entreprise passe aussi par la dynamique des challenges avec un gagnant unique.
Ces challenges doivent se faire sur des périodes courtes pour pouvoir être suivis (évitez les challenges sur un trimestre).
Prenez par exemple des défis de week-end, challenge dynamique, juste sur deux jours. Vous y mettez en gain une prime nette, par exemple 50 euros net de prime pour le premier qui… ou pour le meilleur qui réalise un pourcentage de… ou tout autre objectif facile à atteindre.
Pour rappel : dans un challenge, ne cherchez pas à gagner de l’argent sur le vainqueur, ce sont les perdants qui vous font gagner, raison pour laquelle seul le premier doit être récompensé.
Vous pouvez mettre en place d’autres petits avantages salariaux pour vos collaborateurs :
– Tickets repas
– Accord de prise en charge de la part employeur de la mutuelle plus importante
– La prime Macron
Quand on veut garder ses salariés, on trouve toujours comment les faires rester.
Si vous trouvez que le chiffre d’affaires ne rentre pas en conséquence, peut-être (voire certainement) vos tarifs ne correspondent-ils plus à la réalité économique.
Source de travail et de documentation : E. Tissot
Biblond, pour les coiffeurs !










