Quand il quitte le Liban pour la France, Jean-Marc Khoury a déjà quatre ans de métier derrière lui. Diplômé de coiffure et d’esthétique dans son pays, il repasse le BP en 1992 avant d’intégrer le salon de Jean-Louis David. C’est ce grand coiffeur ainsi que Jean-Louis Deforges qui lui donneront envie d’entreprendre. En 2002, il crée son premier salon rue de Vouillé à Paris. Aujourd’hui, Jean-Marc possède sept salons Mya Isaï et a ouvert en février dernier un nouveau concept, Le Bon Coiffeur, dans le centre commercial Bréau de Varennes-sur-Seine. il est Aujourd’hui à la tête d’un groupe familial, sa femme est coloriste et son fils coiffeur, il confie à Biblond les moments inoubliables de sa vie en salon.
LE COMPLIMENT TROP FLATTEUR
En 1991, Jean-Marc travaille dans le salon de Jean-Louis David, mais son français est encore très hésitant car il a quitté le Liban peu de temps auparavant. « J’avais appris à dire aux clientes satisfaites de leur coiffure : cela vous rajeunit ! », explique-t-il. Après avoir réalisé une coupe et une coiffure sur une cliente d’une cinquantaine d’années, Jean-Marc la voyant contente de son travail lui dit sa phrase apprise par cœur : « Ça vous rajeunit ! ». Mais sa cliente fond en larmes en l’entendant. « J’étais choqué, je ne savais plus quoi dire et ma responsable a été obligée de me consoler », confie-t-il. Avant d’ajouter : « Cela m’a traumatisé et je n’emploie plus jamais cette formule. Et quand une cliente me dit que cela la rajeunit, je lui répond que la coupe est plus tonique, plus moderne, plus adaptée à son visage. »

LE PLUS JEUNE CLIENT
Par un bel après-midi, dans son salon rue de Vouillé, Jean-Marc voit arriver un homme, sa femme et un nourrisson qu’elle tient dans ses bras. Le bébé avait 4 jours et les parents sortaient tout juste de l’hôpital. Jean-Marc s’apprête à passer un peignoir à la maman, mais les parents lui demandent de raser le crâne de leur enfant. « Je leur ai dit qu’il était trop jeune et que c’était impossible », se souvient le coiffeur. Mais les parents insistent et expliquent que c’est une tradition chez eux au Pakistan, le bébé doit avoir le crâne lisse avant une cérémonie religieuse. « Devant leur insistance, j’ai pris ma toute petite tondeuse et je me suis exécuté. Le bébé avait beaucoup de cheveux et c’était assez stressant car il était vraiment tout juste né. » Une coupe inédite avec des parents qui, au final, étaient ravis !

LA COUPE À L’ESCABEAU
Jean-Marc avait ouvert son salon rue de Vouillé depuis deux jours quand un client l’appelle et lui demande s’il accepte de le recevoir. Il affirme avoir eu un accident et porter une coque qui part du cou jusqu’au bassin. « J’ai cru à un canular », affirme Jean-Marc. Mais le client s’est présenté. « Il mesurait plus de 1,90 mètre et ne pouvait pas s’assoir. Mon assistant m’a apporté un escabeau et j’ai réalisé la coupe, juché sur l’escabeau que je déplaçais au fur et à mesure. Je croyais toujours qu’il s’agissait d’une caméra cachée », avoue Jean-Marc. Ravi de cette coupe difficile à réaliser mais parfaitement réussie, le client est devenu un fidèle du salon de la rue de Vouillé.
Biblond, pour les coiffeurs !








