Depuis l’enfance, Sarah Hamizi voulait devenir barbière. Une vocation qui donnera naissance à La Barbière de Paris. Et un pari réussi puisque aujourd’hui, Sarah Hamizi est à la tête de 7 salons, de corners dans des lieux prestigieux et d’une école de formation internationale.
Hyperactive, cette barbière qui a décidé de consacrer sa vie à la beauté masculine, a également créé sa gamme de produits dont elle fait actuellement évoluer les formules pour les rendre plus naturelles.
À ses heures perdues, Sarah Hamizi écrit aussi des livres… sur la barbe bien sûr. Elle a confié à Biblond des moments forts de sa vie en salon.
UNE APPRENTIE IMPLIQUÉE
Devenir la première barbière de France n’a pas été un parcours facile. « Pour m’entraîner avec le coupechoux, je me rasais les jambes et entre les orteils. Au début je prenais de vrais bains de sang », confie Sarah Hamizi avant d’ajouter : « Pendant mon apprentissage, je voulais tellement bien faire que je mettais deux heures pour réaliser une coupe simple ! » Pour la faire progresser, Jean-Louis Bourasseau, son maître d’apprentissage, la filme pendant sa prestation et lui demande de visionner la cassette le soir et de noter ses commentaires sur chacun de ses gestes. « C’est un excellent exercice qui m’a fait réellement progresser. » Quant au rasage entre les orteils, « il m’a permis de répondre à des clients que bien qu’étant une femme, je connais les sensations du blaireau, du coupe-choux et de l’après-rasage sur la peau », s’amuse Sarah.
LA BARBE DU MAHARAJA
Quand un maharaja a poussé la porte du salon, Sarah a bien vu qu’il la regardait bizarrement. Il faut dire qu’en Inde les femmes barbières ne sont pas légion, voire inexistantes. « Il était impressionnant avec son grand turban sur la tête et une barbe gigantesque. Je l’ai installé et mis en confiance en pratiquant un long diagnostic. » Précis, le maharaja explique qu’il ne veut surtout pas raccourcir sa barbe, mais lui donner une autre forme. « Il souhaitait un travail sur les volumes. Avant de commencer, je lui ai expliqué comment j’allais procéder en désépaississant certaines zones. » Sa mission accomplie, Sarah tend la main à son nouveau client pour lui dire au revoir. « Il m’a fait un baisemain d’une délicatesse incroyable et je ne m’y attendais pas du tout. Il était ravi des conseils qu’il a jugés très pertinents et il m’a traitée comme une princesse indienne. »
L’ÉPILATION DOULOUREUSE
Un client avait décidé de tester l’épilation faciale. « Je l’ai prévenu qu’épiler les pommettes, la base du cou et les narines est assez douloureux », précise Sarah. « Pas de problème, je suis un bonhomme ! », répond le client. Rassurée, Sarah lui précise qu’elle commence l’épilation par la zone la plus douloureuse, soit le bas du cou. « Il a eu tellement mal que j’ai cru qu’il allait s’évanouir. Il m’a demandé un verre d’eau que je me suis empressée d’aller chercher. Il l’a versé dans ses mains et s’est éclaboussé avec espérant ainsi faire partir la douleur. » Et comme toutes les épilations nécessitent de petites retouches finales, Sarah Hamizi s’est emparée de sa pince à épiler pour finir le travail. « À chaque fois que je prenais ma pince, mon client se mettait à pleurer avant même que j’aie pu faire quoi que ce soit », révèle Sarah. Douillet, mais content de son apparence après être passé entre les mains expertes de Sarah, le client est devenu un habitué « qui continue de pleurer dès que je prends ma pince à épiler », s’amuse Sarah Hamizi.
Biblond, pour les coiffeurs !








