La première session d’examen du nouveau BP coiffure (diplôme de niveau 4) a eu lieu en juin 2013. Tour d’horizon des évolutions du métier…
« Il fallait tirer le niveau vers le haut, déclare Bernard Moreau, président de la Fédération de la coiffure Midi- Pyrénées. Le nouveau BP répond à la demande des chefs d’entreprises. » Le Brevet professionnel (BP) 2013 est donc né de la volonté de la profession d’avoir un diplôme avec fusion des compétences, ce qui permet d’évaluer les coiffeurs sur un référentiel commun. Des changements sont intervenus afin de privilégier la polyvalence professionnelle : moins de contrainte dans le choix des modèles, prise en compte spécifique de la coiffure masculine, développement de compétences multiples… Finie donc l’option styliste/ visagiste ou coloriste/permanentiste. Tout le monde est évalué sur la même base, seule une épreuve permet de choisir entre coupe homme et entretien du système pilofacial ou coiffure événementielle (mariage, chignon…). Nicolas, qui a passé le BP 2013, est enthousiaste : « Valoriser la multiplicité des savoirs est une avancée dans notre formation. »
Trop de coiffeurs spécialisés
« Beaucoup de coiffeurs sont demandeurs d’emplois, mais les patrons de salon affirment avoir du mal à trouver du personnel qualifié !, affirme Véronique Fontan, qui préside la commission formation de la Fédération nationale de la coiffure. Trop de coiffeurs se sont spécialisés, nous n’avions pas de bons généralistes. » Fabien, manager d’un salon dans l’Hérault, n’est pas de cet avis : « Il faut savoir
exploiter les compétences de chacun. Si l’on n’a pas de spécialisation, on n’a pas de point fort à faire valoir au moment de l’embauche ! »
Futurs managers
Depuis plus de dix ans, la crise économique aidant, la profession a besoin de coiffeurs polyvalents. Ainsi, dans la mouture 2013, l’accent est mis sur l’environnement – « Le développement durable s’inscrit dans toutes nos actions, déclare Véronique Fontan. Nous sommes concernés en tant qu’utilisateurs de produits chimiques. » –, le management, la gestion et les techniques de vente. Le BP 2013 prépare donc les nouvelles générations de coiffeurs à être non seulement de bons professionnels, mais aussi de futurs managers et chefs d’entreprises. Pour Nicolas : « L’apprentissage approfondi de la gestion et du management donne envie d’avancer et de devenir plus tard patron de salon. »
Nouvelles épreuves certificatives
Voici un rapide tour d’horizon des principaux changements du nouveau format du Brevet professionnel :
-
Création, couleur, coupe, coiffage, en une seule épreuve
Créativité, technique, planification, conformité par rapport au projet. Le candidat remet un dossier, précisant son projet et son organisation en début d’épreuve. Ce dossier, non noté, sert de support pour évaluer la transformation et l’adéquation projet/réalisation.
-
Modification durable de la forme
Pertinence des choix, technique, conformité projet/résultat. Le candidat est informé de la technique retenue : frisage ou défrisage/lissage, trois mois avant. Il remet une fiche technique-projet au jury en début d’épreuve.
-
Épreuve optionnelle
Au choix : coiffure événementielle ou coupe homme et entretien du système pilo-facial.
Adaptation de la réalisation à la morphologie du modèle, respect et maîtrise des techniques imposées, créativité, qualité du résultat.
-
Gestion de l’entreprise
- Vente-conseil (idem ancien BP)
- Management et gestion de l’entreprise : regroupe lesépreuves U42 et U43 de l’ancien BP.
-
Mise en garde
Il n’y a plus de projets écrits réalisés (et notés) sur le temps des épreuves. Chaque compétence n’est évaluée qu’une fois.
Les cinq grandes fonctions d’un titulaire du BP coiffure
- Accueil et relation-suivi clientèle
- Gestion administrative et financière, développement de l’entreprise
- Conseil clientèle-valorisation des services et suivi beauté
- Conception, réalisation de techniques
- Animation et gestion des personnels
Biblond, pour les coiffeurs !







