Soutenir l’apprentissage, relancer la formation et inciter les entreprises à contracter des prêts garantis par l’État : tels sont les trois axes de travail de Christophe Doré, le nouveau Président de l’Unec, pour la rentrée 2020. Dans les agendas des coiffeurs, septembre continue de s’inscrire comme le mois de la coiffure en France avec un MCB version live.

# 01 – MOBILISATION POUR L’APPRENTISSAGE
Avec le confinement, les Français ont pris conscience de l’importance de leur coiffeur. Et on n’a jamais autant parlé positivement de la profession dans les médias. Faut-il y voir une relation de cause à effet, mais dès juin les
inscriptions des jeunes en apprentissage dans les écoles atteignaient déjà des niveaux plus que satisfaisants. « La crise sanitaire a fragilisé de nombreuses entreprises, constate Christophe Doré. Donc je redoute que bon nombre d’entre elles reportent l’embauche d’un apprenti. »
Le président de l’Unec milite donc pour rappeler à tous les évolutions de la loi sur l’apprentissage qui permet notamment de bénéficier d’une aide de 8 000 € la première année pour l’embauche d’un apprenti majeur et de 5 000 € pour celle d’un apprenti mineur. « Nous travaillons également avec Murielle Pénicaud, la ministre du Travail, pour faire évoluer l’arrêté de 1992 qui limite le nombre d’apprentis par salon. Et nous avons bon espoir de parvenir à libéraliser ce sujet », explique Christophe Doré.
# 02 – LIMITER LES CRÉATIONS DE CENTRES DE FORMATION
La crise sanitaire a malheureusement mis un coup d’arrêt à la formation professionnelle. « Il est impératif de relancer la formation professionnelle car c’est l’ADN de la coiffure », affirme Christophe Doré. Mais pas dans n’importe quelle condition. « L’Unec souhaite travailler en lien avec les centres de formation car le maillage territorial sur la formation coiffure est aujourd’hui très complet. Nous sommes donc très vigilants sur les ouvertures de nouveaux centres de formation qui seraient préjudiciables car ils ne répondraient pas au niveau de certification et à la qualité que nous souhaitons pour les professionnels », prévient Christophe Doré.

# 03 – PRÉVENIR LES DÉFAILLANCES D’ENTREPRISES
Après deux mois de confinement, de nombreux salons de coiffure ont vu leur trésorerie s’effondrer. « Le mois de mai a été euphorique avec un retour massif des clients dans les salons. Mais en juin, de nombreux coiffeurs ont vu leur chiffre d’affaires chuter de 15 à 40 % car toutes les cérémonies qui ont habituellement lieu à cette période (mariage, baptême…) ont été annulées. J’invite donc tous les coiffeurs qui n’ont pas encore demandé de prêt garanti par l’État (PGE) à en solliciter un. Les taux d’intérêt sont en effet très faibles et il me semble important de mobiliser cette aide avant la fin de décembre pour prévenir d’éventuels problèmes de trésorerie », insiste Christophe Doré.
# 04 – UN MONDIAL DE LA COIFFURE EN LIVE
Face à l’incertitude sanitaire qui continue de planer sur la France, les organisateurs du MCB, dont l’Unec est partie prenante, ont dû renoncer, à contrecoeur, à l’organisation du salon MCB by Beauté Sélection à Paris. « Il n’était pas question pour nous de proposer un Mondial de la coiffure au rabais », justifie le président de l’Unec. Avant d’ajouter : « Mais septembre doit rester pour la profession le mois de la coiffure. C’est la raison pour laquelle nous organisons un MCB Live avec des workshows et des conférences. Cet événement permettra de fédérer la profession. »
Biblond, pour les coiffeurs !









