Alain Padiglione rejoint l’Institut national de formation coiffure (INFC). Un tournant pour ce coiffeur reconnu, professionnel de la formation depuis plus de dix ans.
Quelles sont les spécialités que vous enseignez dans le cadre de l’INFC ?
Je me spécialise dans trois programmes : la coiffure avant-garde inspirée des coupes anglosaxonnes, qui doit donner des idées aux coiffeurs lorsqu’ils retournent en salon ; le relooking ; et enfin le chignon haut de gamme pour les défilés et les concours. Ce savoir-faire se perd, peu de gens assurent des formations sur ce créneau précis. Il y a un tel éventail de possibilités dans la formation qu’il faut se spécialiser. Je vais former des coiffeurs du monde entier, nous avons une image de marque à transmettre.
Vous êtes spécialisé dans le relooking… Comment se déroulent vos formations sur ce thème ?
Nous travaillons sur des modèles, avec théorie le matin et pratique l’après-midi. Il faut apprendre à lire un visage, une ossature de crâne. À partir de ces points d’équilibre, on peut construire une coiffure. La clientèle est très sélective. Si l’on veut se démarquer, il faut sortir du discours standard où l’on demande simplement à la cliente : « Quelle coupe voulez-vous ? ».
Abordez-vous le rapport à la clientèle lors de vos formations ?
Bien sûr, c’est essentiel. Nous sommes des conseillers en beauté, c’est la base de l’avenir de notre métier. La cliente veut qu’on lui parle d’elle, mais elle souhaite également retrouver un langage de coiffeur.
Biblond, pour les coiffeurs !







