De la fraîcheur, des idées nouvelles, voilà ce qu’apportent les jeunes en salon, selon leurs employeurs qui valorisent leur profession en transmettant leur savoir-faire. Mais avant d’emboîter le pas avec un tuteur, il faut choisir l’école ! Quels sont, pour le futur élève, les critères à prendre en compte avant de s’inscrire au CAP ? Biblond vous aide à faire à votre choix.
« Soyez fiers d’être coiffeurs. Avec un peigne et une paire de ciseaux, on peut faire le tour du monde. Les cheveux pousseront toujours ! » Ce message, Ludovic Geheniaux, coloriste et coiffeur parisien, ne se lasse pas de le répéter à ses stagiaires et apprentis. « Il y a des gamins qui abandonnent le métier parce qu’au bout d’un an, ils n’ont pas coupé un cheveu. » Pas simple de trouver un bon maître d’apprentissage, mais encore moins une bonne école, adaptée aux besoins du jeune. Il existe pourtant différentes écoles pour préparer le CAP : lycée professionnel, école privée, Centre de formation d’apprentis (CFA), chacun ayant ses avantages et ses inconvénients.
Même si l’un des critères de choix reste la zone géographique, il est conseillé d’assister aux journées portes ouvertes des écoles, CFA et lycées. « Afin de recueillir des témoignages des élèves, précise Ludovic Geheniaux. Le jeune peut aussi interroger les coiffeurs de la ville, de la région pour connaître la réputation des établissements. » Autre point crucial : se renseigner sur leur programme et les méthodes de travail qu’ils appliquent. Car si l’apprentissage de la technique est important, il n’est pas toujours suffisant. Des modules relatifs à la manière d’être et à l’attitude, ou encore à l’anglais professionnel sont de vrais plus. Et si le futur élève souhaite se spécialiser dans un domaine particulier comme perruquier, coiffeur de plateau, barbier, là encore certaines écoles proposent des options liées à ces métiers. Des établissements développent aussi le stylisme visagisme ou le coaching coiffure. Suivez vos envies, mais l’objectif est aussi de trouver un emploi à la sortie.
Les lycées professionnels
Les élèves ont un statut scolaire à temps complet. Toute la pratique se réalise au lycée et certains jeunes, volontaires, sont entraînés au concours du Meilleur Ouvrier de France. Le lycée professionnel est idéal pour des jeunes moins matures et moins autonomes. Un stage en entreprise devra être réalisé par l’élève.
Les écoles privées
Il faut savoir que les frais de scolarité dans le privé sont souvent élevés et toutes les écoles de coiffure ne se valent pas, loin de là. L’enseignement général et la pratique se passent au sein de l’école. Dans les bons établissements, les élèves bénéficient d’un accompagnement privilégié, et
des options et animations spécifiques leur sont proposées. L’objectif est de préparer les élèves à acquérir une compétence professionnelle par des gestes techniques et un développement individuel.
Les CFA
Ils associent cours au centre de formation et expérience en salon. Les apprentis, en contrat d’alternance, sont donc des salariés et ne payent pas de frais de scolarité. Autre avantage : les jeunes sont en immersion rapidement. Les CFA offrent un accompagnement individualisé, en fonction des demandes et besoins de l’élève. Très souvent, des projets artistiques sont montés, comme la préparation à des concours ou des compétitions prestigieuses. Chaque CFA constitue sa propre équipe pédagogique et donc
l’enseignement se veut plus compétent et ouvert. De nombreux séjours en Europe et Outre-Atlantique sont d’ailleurs organisés.
Biblond, pour les coiffeurs !









