Ma vie en salon avec Céline Antunes : Une belle personne

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Ambassadrice et formatrice pour Schwarzkopf Professional, la Grenobloise Céline Antunes est célèbre pour ses shows. Véritable bête de scène, elle n’a cependant jamais lâché le fauteuil et a su séduire les Bordelais, réputés très exigeants, dans son salon La Suite 52. En attendant de la retrouver sur scène cette année, Céline Antunes, qui a démarré sa carrière à 15 ans, nous a raconté, avec la simplicité et la gentillesse qui la caractérisent, des moments de vie avec ses clientes.

TROP VITE DIT

Avant de venir poser ses valises à Bordeaux, Céline Antunes a démarré sa carrière à Grenoble sa ville natale. À 22 ans, c’est donc chez Alex Frezat qu’elle choisit de travailler. « J’aimais l’ambiance de ce salon très looké et mon patron avait une forte personnalité », raconte-t-elle. Un jour, une cliente habituée explique à Céline qu’elle a besoin de changer de tête. « Je voyais bien qu’elle avait le moral dans les chaussettes et j’ai voulu faire un trait d’humour », raconte Céline Antunes. Qui lance à sa cliente avec un grand sourire : « Il ne faut pas vous en faire. Un homme de perdu, dix de retrouvés ! » La cliente fond en larmes et explique qu’elle vient juste d’enterrer son mari. « Heureusement, j’ai réussi à lui faire une coupe qui lui a beaucoup plu et remonté le moral. Mais je me suis promis qu’à l’avenir je réfléchirais plus longtemps avant de parler car, visiblement, je n’avais pas su analyser l’état d’esprit de ma cliente ! »

COIFFURE DE STAR

Installée dans son deuxième salon, 52e Avenue, Céline Antunes maîtrise parfaitement son métier lorsqu’une cliente lui confie sa tête pour la première fois. « Comme toujours, je fais ma consultation : je lui demande sa routine capillaire et comment elle vit avec ses cheveux. » Pour ce premier rendez-vous, Céline décide de faire un coiffage simple, aux doigts. « J’ai opté pour un style à la Meg Ryan qui me permettait aussi de montrer ma cliente comment se coiffer simplement. Je terminais la coiffure, quand elle s’est soudain mise à pleurer. » Face à la mine déconfite de Céline, la cliente explique entre deux sanglots que c’est la première fois de sa vie qu’elle se sent belle. « J’étais comblée, avoue Céline. Car c’est pour cela que je travaille. Parfois il suffit d’apporter un détail à une coiffure et cela change tout pour la cliente. »

LA PERSÉVÉRANCE

En arrivant à Bordeaux en 2005, Céline Antunes n’a pas voulu mettre en avant son parcours d’ambassadrice pour Schwarzkopf. Elle s’installe tout de même dans un quartier baptisé « le triangle d’or » de Bordeaux, dans un salon de 210 m2, face à l’opéra. « Au début, je ne disais pas que j’étais la propriétaire des lieux. Résultat : deux clientes sur trois refusaient que je leur fasse un shampooing à cause de mes tatouages ! Mon ego en a pris un coup. Surtout que, souvent, j’étais sur scène trois jours plus tôt. » Humble, Céline a couvert ses bras pour séduire sa clientèle. Et aujourd’hui, les Bordelaises doivent attendre trois semaines avant de décrocher un rendez vous dans son salon qui ne désemplit pas. « Aujourd’hui certaines clientes me disent que je suis une belle personne. Preuve qu’il faut toujours persévérer », conclut-elle avec philosophie.

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