Ma vie en salon avec Carole et Laurent Voisinet : une vie de couple en salon !

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Carole et Laurent Voisinet se sont rencontrés alors qu’ils étaient en apprentissage au CFA de Tours. À peine âgés de 20 ans, ils s’installent ensemble. En 1997, ils ouvrent leur premier salon à Tours et le deuxième trois ans plus tard. Aujourd’hui, ils en possèdent six et managent une trentaine de salariés. Carole et Laurent Voisinet, c’est l’histoire d’une vie de couple en salon dont ils ont bien voulu confier les souvenirs à Biblond.

« PRENDRE » LA PORTE

Nous avons ouvert notre premier salon en 1997. Depuis, nous avons régulièrement réalisé des travaux pour moderniser nos entreprises. Nous venions donc de réaménager l’un de nos salons quand une cliente fidèle est venue nous voir. Nous nous occupons de sa chevelure, elle était réellement ravie de sa coiffure, d’autant plus qu’elle allait le jour même à une soirée. Pressée, notre cliente se regarde une dernière fois dans le miroir avant de foncer sur la sortie. Mais nous avions inversé le sens des portes… Nous n’avons pas eu le temps de la prévenir qu’elle se cassait littéralement le nez sur la porte fermée. C’était affreux, notre cliente saignait du nez, avait tâché son beau chemisier et nous avons dû nous occuper d’elle sans nous laisser gagner par le fourire, car voir quelqu’un se « manger » une porte a toujours un effet comique !

UNE VRAIE CONSULTATION

Il y a quelques mois, une cliente est venue au salon. Elle souhaitait que l’on réalise sur sa chevelure une coloration très claire. J’ai tout de suite vu que cela allait être problématique car la cliente présentait une base jaune orangé. Je lui ai donc expliqué que nous allions être obligés de procéder par étape pour réaliser la coloration qu’elle souhaitait. Elle a quitté le salon et j’ai pensé que nous ne la
reverrions plus. Mais quelques jours plus tard, elle est revenue. Là, c’est Carole qui a décidé de lui faire sa consultation. Elle s’est assise en face de la cliente et a pris le temps de lui expliquer calmement les étapes de sa transformation en fonction de l’état de sa chevelure. La cliente était ravie et a parfaitement compris toutes les étapes du processus. La preuve, s’il en fallait encore une, que le diagnostic est impératif pour une bonne relation avec nos clientes.

RESTONS DISCRETS

Une de nos fidèles clientes vient un jour se faire coiffer, accompagnée d’un monsieur qui n’était pas son mari (lequel est aussi l’un de nos clients !), mais qui lui témoignait beaucoup d’affection. La cliente souhaitait un beau chignon pour aller à une soirée. Nous nous exécutons et son compagnon s’en va avant que la coiffure ne soit terminée. À peine dix minutes plus tard, l’époux de la cliente entre dans le salon pour se faire coiffer. Nous sommes restés le plus neutre et le plus naturel possible car cela fait partie de notre métier. De même, je recommande à mes équipes de ne pas aller dans la surenchère quand une cliente aborde un sujet politique fort. Aujourd’hui, la parole s’est décomplexée, mais ce n’est pas le rôle du coiffeur de faire connaître ses opinions politiques.

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