Sulfureux, élégant, fascinant, le roux irlandais est une couleur rare qui, cette saison, tient le haut du pavé. Il faut dire qu’aujourd’hui les femmes aiment cultiver leurs différences. Rodolphe à la tête du salon parisien Coloré par Rodolphe nous donne toutes les clés de cette couleur riche en nuances chatoyantes. À vous de jouer !
Pourquoi le roux cartonne-t-il dans les salons ?
ll y a encore quelques années, le roux était considéré comme démodé et délaissé au profit du blond. Mais c’était sans compter sur la vivacité de la rue, des podiums – et notamment les défilés automne-hiver 2018-2019 de Lacoste, Louis Vuitton, Jacquemus – et d’actrices à la chevelure flamboyante comme Kate Mara, Julianne Moore, Christina Hendricks ou encore Jessica Chastain. Le roux s’affiche désormais librement, intensément. Un courant qui s’est d’ailleurs aussi étendu jusqu’aux séries édito des magazines de mode, cet hiver.
Histoire du roux
À toutes les époques, le roux a impliqué une différence. Au Moyen Âge, il ne faisait pas bon être roux… Selon les historiens et les anthropologues, le roux est uniquement un caractère symbolique représentant celui qui « n’est pas comme les autres ». Donc, il inquiète et annonce un mauvais présage. D’abord raillé ou, pire, exclu de la société, le roux a longtemps été considéré comme le signe de lien avec le diable ou la sorcellerie. Ainsi, sous Saint-Louis (1254), les prostituées, considérées provocatrices, devaient se teindre les cheveux en roux, pour les distinguer des femmes respectables. Finalement, tout s’apaise à la Renaissance. Les peintres et poètes sont fascinés par cette couleur feu. C’est pourquoi les plus beaux modèles représentés dans les tableaux étaient roux.
Pour quelle femme ?
Le roux irlandais se décline en de multiples nuances et va à beaucoup de monde, même si dans l’absolu il reste la couleur idéale pour les femmes aux yeux verts ou noisette, et à la peau claire ou dorée et à taches de rousseur. Il est aussi destiné à une femme qui n’a pas peur d’affirmer sa personnalité, sa séduction. Côté coloris des vêtements : bannir le rouge, l’orange et le jaune pour les bleu, vert émeraude, camel, noir ou gris.
Idées coiffure
Irrésistibles, les cheveux sont en mouvement, mi-longs, dégradés ou attachés en queue-de-cheval.
Le saviez-vous ?
• La rousseur est due à la mélanine, les pigments responsables de la couleur des cheveux, des yeux et de la peau. Durant la gestation, deux types de mélanine sont synthétisés : la phéomélanine (jaune-orangé à rouge en forte concentration) et l’eumélanine (brune ou noire). Chez les roux, la synthèse reste bloquée aux phénomélanines. Ces dernières sont incapables de synthétiser des ultraviolets. Le phénomène est responsable de cette carnation des cheveux et des yeux.
• Seulement près de 3 % de la population mondiale est rousse, soit environ 200 millions de personnes.
Comment l’entretenir ?
Le roux est une couleur aux reflets fragiles. « Conseiller à votre cliente de ne pas trop se laver les cheveux. L’idéal ? Deux shampooings par semaine. » Penser à proposer des soins repigmentants hydratants.
L’astuce de Rodolphe :
« Mélanger à parts égales du shampooing et du henné naturel avec de l’eau chaude. » Son effet est visible sur les bases allant de châtain clair à blond clair. Enfin, il faut savoir que les cheveux roux ne supportent pas très bien le soleil. On préconise donc des produits cheveux anti-UV pour les protéger.
Fiche Conseils
Hauteur de ton :
Entre 6 (blond foncé) et 7 (blond)
Objectif :
Obtenir un 7 pour la base et travailler toute l’imperfection d’un roux, soit une multitude de reflets afin de donner un résultat blond vénitien (doré-cuivré). Il est préférable pour les cheveux d’utiliser un oxydant faible pour un résultat parfait. En effet, plus l’oxydation est forte, moins le roux est stable : élimination des pigments naturels, fond d’éclaircissement trop clair et donc mauvaise tenue des pigments artificiels.
Application :
– Porter des gants. Réaliser un balayage « Hand Painting », soit la création de deux nuances plus claires (blond clair) avec une pâte décolorante et un oxydant à 10 volumes. L’objectif est de ne pas sensibiliser le cheveu et d’obtenir un reflet à peine plus clair que la base.
– Puis appliquer en balayage un ton sur ton plus foncé que la base (soit un 6) avec une légère oxydation à 10 volumes.
Laisser poser 20 minutes en surveillant.
– Rincer et préparer un cataplasme d’un henné naturel (application avec de l’eau chaude sur l’ensemble de la chevelure).
Laisser poser de 20 à 40 minutes en fonction de l’intensité du reflet voulu.
Biblond, pour les coiffeurs !













