Appliquer les stratégies du low cost aux produits capillaires, tel fut le pari de Bruno Mocher et de sa sœur Delphine. Visionnaires, ils ont gagné ! Generik, leur marque florissante, souffle ses 15 bougies.
En 2004, Bruno Mocher, ex-L’Oréal Professionnel, et sa soeur, Delphine, coiffeuse à la tête de trois salons, créent la marque Generik. L’idée lumineuse du duo ? Appliquer les stratégies du low cost, celles de compagnies aériennes comme Easy Jet, aux produits capillaires dédiés aux professionnels de la coiffure. La crise n’ayant épargné personne, la promesse de l’entreprise familiale est plutôt alléchante. Generik casse les prix sans pour autant sacrifier la qualité des produits. Mais comment parvient-on à réduire les coûts ? La stratégie low cost est également appliquée sur le marketing : pas d’égérie payée à prix d’or ni de campagne de communication de grande envergure ou de packaging sophistiqué. Résultats ? Generik parvient à proposer à ses clients des produits au quart du prix des géants du marché, soit une réduction de 75 % ! Mais l’entreprise familiale ne s’arrête pas là pour répondre au mieux aux attentes des coiffeurs. Dès son lancement en 2004, la marque garantit une livraison des produits en 24 h et, en 2018, Bruno et Delphine Mocher peuvent se vanter d’avoir tenu ces délais à 98,7 %. Côté service client, les professionnels peuvent compter sur les conseils d’anciens coiffeurs, qui comprennent leurs problématiques et les aiguillent au mieux. Pour conquérir de nouveaux fidèles, la marque ne déploie pas une armée de commerciaux qui sillonnent la France. C’est par le biais d’un catalogue papier et des réseaux sociaux qu’elle parvient à attiser la curiosité. Elle fut d’ailleurs précurseur sur le digital, créant sa page Facebook très tôt, bien avant les grands acteurs du secteur. Si le produit reste au coeur de ses attentions, Generik ouvre, pour son 15e anniversaire, une nouvelle page de son histoire. Ainsi, à l’occasion du lancement de sa gamme de coloration BB Hair Plex, la marque annonce un partenariat artistique avec Raphaël Perrier et Coiffeur en France. En étroite collaboration avec le directeur artistique de l’Unec, la marque créera deux collections par an qui seront des supports visuels à mettre en avant dans les salons.
En chiffres
15 ans d’existence en 2019
33 collaborateurs
11 700 salons/coiffeurs ont
travaillé au moins une fois en
2018 avec Generik
10 millions de chiffre d’affaires
La parole à RAPHAËL PERRIER
« La collaboration concerne le réseau artistique de l’Unec, dont je suis le directeur artistique, et Generik. Dans le cadre de ce partenariat, j’interviens avec toute l’équipe dans la création des collections pour BB Hair Plex. Nous choisissons les lignes et les tendances que nous allons exprimer dans ces collections. »
Interview BRUNO MOCHER
2019 signe le 15e anniversaire de Generik. Pouvez-vous nous rappeler comment est née la marque ?
J’avais passé douze ans chez L’Oréal Professionnel puis plus d’un an chez Eugène Perma Professionnel. Ma soeur était propriétaire de trois salons. Nous avons répondu à une demande des coiffeurs : ils voulaient des produits au meilleur prix. Nous nous sommes inspirés des médicaments génériques, arrivés en pharmacie en 2000. Dès nos débuts, nous avons garanti une livraison le lendemain. Comme c’est du B to B, on ne peut pas lésiner sur la qualité, sinon le client ne revient pas. Certes, un salon florissant ne s’intéresse pas à nous. Mais à partir du moment où il y a des difficultés, c’est sur les produits que les professionnels peuvent faire de la marge. Une idée qui séduit les salons, mais aussi les coiffeurs à domicile, de plus en plus nombreux.
Qu’est-ce qui vous démarque des géants du marché ?
Le premier critère, c’est le prix. Mais aussi notre agilité, notre réactivité, notre rapidité. Nous sommes une petite équipe de 33 collaborateurs. Nous avons été très tôt présents sur les réseaux sociaux. Nous organisons de nombreuses opérations digitales et nous avons quand même géré sept lancements en 2018. Cette année, nous lançons un produit à l’occasion des 60 ans de Barbie, et notre nouvelle coloration, BB Hair Plex, sans PPD, sans SLS, sans parabène. Pour cela, nous avons créé un teasing sur Facebook, sous le nom de « Coiffeur Responsable» avec des informations sur les allergies par exemple, avant de dévoiler notre identité en janvier.
Le digital est au coeur de votre stratégie. C’est inévitable ?
Il faut aller vite, réagir vite et aller au-devant des tendances pour ne pas se retrouver sur le carreau. Le digital est là pour ça. Et même si je suis plutôt connecté à ce qui se fait, j’ai récemment suivi une formation de Social Selling. Il faut être à l’affût et connaître ce qui va exploser dans cinq ans. Cette année, Tik Tok a été plus téléchargé par les 10-12 ans qu’Instagram. Il ne faut pas négliger non plus LinkedIn pour ce qui est presse, corporate, marketing. Chaque réseau social a sa propre communauté.
Quels sont vos objectifs ?
Outre notre partenariat triangulaire avec Raphaël Perrier – qui créera deux collections par an – et l’Unec, nous développons notre réseau de grossistes et imaginons, entre autres, une PLV spécialement conçue pour eux. Nous sommes à 96 % en France. Peut-être un jour développerons-nous l’export ? Nous y allons par étapes. L’objectif actuel est d’atteindre un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros.
« Livrer le lendemain au meilleur prix un produit de qualité est la clé de notre succès »
Bruno Mocher,
Fondateur de Generik Paris
Biblond, pour les coiffeurs !
















Aucun intérêt pour nous coiffeurs d’utiliser dyson
la revente elle est pour qui ? Sauf pour Christophe nicolas qui est payé pour faire la pub
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