Se rassembler sous forme de groupements de coiffeurs, est-ce l’avenir de la profession ? Si la plupart des professionnels le pensent, certains redoutent une perte d’identité et un manque de liberté…
Patrick Ahmed du salon Medley, à Paris, est définitivement pour les groupements de coiffeurs !
« Un groupement de coiffeurs, ce sont des professionnels qui souhaitent partager, échanger, développer leur business. Ils se rassemblent pour mieux se connaître et créer une énergie de groupe. Le coiffeur ne perd pas son indépendance et n’affiche pas d’autre identité que la sienne. J’ai créé Community Hairdressers Spirit en juin dernier et vingt coiffeurs nous ont déjà rejoints. Nous avons trois axes : artistique, développement business et publication. L’idée : fédérer et accompagner ceux qui souhaitent se former et tirer leur métier vers le haut, quelles que soient les marques avec lesquelles ils travaillent. Nous regroupons des indépendants anonymes qui se sentaient isolés et aussi des personnes renommées du monde de la coiffure. »
Il est rejoint par Jens Marty et Mickael Ribeiro du salon R Lounge à Thionville qui sont aussi pour les groupements de coiffeurs
« Échanger et partager sont des notions essentielles pour grandir dans un métier où les expériences et les attentes sont différentes. C’est d’autant plus intéressant quand il s’agit d’indépendants un peu isolés. La santé d’un salon découle avant tout de son savoir-faire technique, de son ancrage dans l’air du temps et de sa force de propositions. Mickael Ribeiro se déplace, pour sa part, dans les salons et fait un audit sur la prise en charge clientèle. Puis nous mettons en place un plan d’action formations pour les équipes. Elles seront dispensées sur site, chez eux. Il s’agit d’un réel suivi et d’une éducation technique avancée. L’accès est ouvert aux collections de Mickael par le biais de posters, de cartes de visite, de flyers. Il existe ainsi une “énergie communication”. »
Cependant, certains coiffeurs sont contre. C’est le cas de Christophe Caïco du salon Jean Daniel à Gardanne
« Si un regroupement consiste à se retrouver, échanger, parler de son évolution, bien sûr l’idée est intéressante. S’il s’agit de mettre en valeur un autre nom que le sien – ce qui est forcément le cas si on se retrouve dans un groupe avec quelqu’un à la tête de cette structure –, comme si l’on travaillait sous franchise, je suis tout à fait contre. Je tiens à mon indépendance, à ma liberté de choix. Un regroupement de coiffeurs s’apparente à de la franchise et ce n’est pas ma vision du métier. Je comprends que cela puisse être utile pour certains, mais pour moi, cela équivaut à perdre son identité, à se fondre dans la masse. Mon positionnement est clair : l’indépendance est le nerf de notre métier. »
Alors, qu’en pensez-vous ?
Biblond, pour les coiffeurs !








Bonjour , y aurait-il moyen de réintroduire une formation Harper en France ?
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