Cet hiver, Biblond mise sur la sensualité des balayages naturels, l’élégance du blond polaire et la séduction du rose pastel. Mais rassurez-vous, une belle couleur reste, avant tout, une nuance qui correspond à la femme qui la porte. Allez, décryptage !
par Alix Hapy
Entre l’éclaircissement qui ternit et la lumière du jour qui change au retour des vacances d’été, les clientes recherchent toujours une coloration plaisir. En hiver, même refrain, elles ont envie de profondeur. Bonne nouvelle, plein d’options s’offrent à vous. Dans son Atelier Blanc à Paris, où il fait du « sur-mesure», le coloriste Frédéric Mennetrier résume la situation : « Aujourd’hui, la coloration est comme la mode. Il n’y a plus seulement une grande tendance qui se détache, mais plusieurs manières de s’exprimer. » Une vision confirmée par le superpro Ludovic Geheniaux, ambassadeur coloriste Eugene Perma, qui vient d’ouvrir un bel espace à Paris : « Il n’y a désormais plus de diktat. On a tout autant envie de méga-naturel que de reflets excessifs. » Il ne reste plus qu’à les proposer aux clientes !
#01 – Le balayage effets naturels
En matière de coloration, s’il y a bien une tendance indémodable, c’est le balayage ! Il n’existe pas UN balayage, mais une multitude de balayages aux tons différents. Plus de 80 % des femmes souhaitent une coloration qui semble naturelle. De l’effet authentique au naturel tout court, le raccourci est facile : et si les femmes décidaient de garder leurs cheveux en l’état ? En réalité, de l’effet triche à la friche, il y a un gouffre. En coloration, on veut faire illusion, comme en médecine esthétique. Quand une femme dit « Je veux que cela fasse vrai », le coloriste a du pain sur la planche. Créateur ou restaurateur de couleur, il doit donner vie à une teinte fantasmée, à un blond idéal, celui qu’on a porté quand on était jeune fille ou l’éclat incarné par les stars de cinéma. De Drew Barrymore à Jennifer Aniston, ce sont des filles de la modernité qui incarnent désormais, au dire des coloristes, l’image d’un balayage accomplie. « Il apporte des reflets de lumière et reproduit l’effet du soleil avec des nuances et des pointes plus claires, confirme David Lucas, qui vient d’ouvrir un nouveau salon La Suite à Paris, et deux espaces dans le Spa de l’hôtel du Crillon. Le travail se situe essentiellement sur les demi-longueurs et les longueurs. » L’objectif premier du professionnel est donc de créer les teintes les plus flatteuses. « D’où l’importance de travailler avec des formules qui oxydent moins et tiennent plus longtemps. La vraie tendance de fond est là. » De micro-différences de teintes rendant la matière vivante, des traits de lumière irisée réveillant un blond, un souffle d’éclat de noisette réchauffant un châtain, la palette du coloriste s’inspire du monde du végétal et animal. Le naturel n’est pas aux antipodes du sophistiqué. « Il se décline, au contraire, dans des jeux d’ombre et de lumière, des superpositions de nuances qui demandent une vraie expertise, analyse Aline Legoupil, coloriste et manager du salon Atmosph’hair à Caen. C’est là que les coiffeurs peuvent se démarquer. »
L’effet Sunlight, porte bien son nom : il reproduit les effets du soleil sur les cheveux, via une technique de balayage. Globalement, on éclaircit quelques mèches ciblées – on mise principalement celles qui encadrent le visage et sur les pointes – pour illuminer l’ensemble de la chevelure. Le maître-mot de l’effet soleil, c’est le naturel. Quelle que soit la technique utilisée, la teinte choisie ne doit jamais être plus de deux tons plus clairs que la couleur naturelle. C’est précisément pour cette raison que l’on peut faire un effet soleil sur des cheveux bruns, aussi bien que sur une base châtain clair ou blonde. Il suffit de choisir la bonne couleur et le bon reflet afin que la nuance soit parfaitement fondue, sans démarcation. Une blonde foncée peut choisir une teinte blond miel ; une châtain foncé des mèches caramel ; une brune des nuances cuivrées… Le balayage fait partie des tendances coloration incontournables. Parce qu’il sait se faire discret tout en illuminant la chevelure. « Pour ma part, souligne Steven Laudat, coiffeur studio et coiffeur freelance notamment pour Aveda, je travaille toujours avec un oxydant très faible pour décoller la couleur (au 5, 7 ou 10 volume maximum) et des pinceaux de peinture de différentes tailles. » Exit pour de bon les tie and dye trop prononcés, on mise sur des balayages fondus, des sombrés Hair. « Le sombré est un éclaircissement progressif. Pour les brunes, on va vers des effets de blond, on essaie de faire évoluer un brun vers des teintes plus claires, sans pour autant tout décolorer », explique Christophe-Nicolas Biot.
On use, comme en maquillage, du contouring pour mettre en valeur les traits du visage en illuminant quelques mèches çà et là. Les techniques varient suivant l’éclaircissement que l’on souhaite obtenir : « free hand » (main libre) pour un dégradé naturel, papier alu, cellophane, swift mèche… « Il faut savoir aussi adapter son offre balayage en fonction du budget et de la fréquence des visites de la cliente », ajoute Aline Legoupil.
- Comment entretenir un balayage ?
Réaliser un balayage sur une chevelure naturelle est une chose. Faire en sorte qu’un balayage partiel ne se transforme pas, au fur et à mesure des applications, en chevelure totalement décolorée, en est une autre. L’entretien couleur, qui pourrait sembler le travail basique par excellence, demande, en fait, une attention et un savoir-faire d’une précision d’horloger. C’est à sa qualité que l’on reconnaît un grand coloriste.
- L’esprit d’un balayage ?
Mettre en valeur une base, et non la dissimuler. La proposition doit donc être toujours inférieure à la couleur de base. Du coup, pour une bonne tenue et une non-agression de la matière, la pétillante Garance Delacour, coloriste chez Cute à Paris, préconise de ne pas trop pousser l’éclaircissement. Car, dans le cas d’un blond, si le cheveu est trop décoloré, il va devenir gris ou jaune. Et, dans le cas d’un balayage de couleur, le reflet va aller pour laisser la place au fond d’éclaircissement. Là encore, le bon choix du produit et de l’oxydant, associé à un traitement de soin adapté, assure la qualité du résultat.
- Que faire si le balayage est trop jaune ?
Il suffit de refoncer et de recommencer le balayage. À condition bien sûr, que la qualité du cheveu le supporte. Car très souvent, les coloristes font un shampooing reflet violet pour déjaunir. Cela a pour effet de ternir l’ensemble, sans tuer réellement le trop de jaune, d’encrasser le cheveu et de lui faire perdre sa brillance et sa transparence. Un shampooing reflet ne doit jamais être un substitut de coloration, car il n’est pas régi par les lois chimiques classiques de coloration. Il faut savoir que, si un coloriste applique à répétition ce type de produit, lorsque la cliente voudra changer de balayage, la nouvelle nuance virera systématiquement. Pourquoi ? Parce que le reflet apporté vient se fixer autour de la tige. La nouvelle coloration va modifier l’apport de pigment à l’intérieur du cheveu mais pas autour. Ainsi, il vaut mieux éviter les shampooings reflets pour contrebalancer un mauvais résultat. Mais, utilisés à très petite dose, ils peuvent rendre bien des services. Par exemple, en mélangeant quelques gouttes de shampooing reflets jaunes légers dans un soin pour un apport de brillance supplémentaire.
- Que faire pour éviter un blond uniforme après plusieurs balayages ?
Un travail de mèche à mèche s’impose en racine. Bien penser à faire les mêmes séparations que la fois précédente et n’appliquer le produit que sur les repousses. Pour ne pas déborder et protéger les parties précédemment décolorées, le coloriste devra mettre un produit protecteur et imperméable en utilisant par exemple, une huile pour cheveux. S’il y a assez de blond sur les pointes, inutile d’en refaire ou ré-éclaircir une ou deux pointes seulement autour du visage pour redonner un coup d’éclat au visage. Pour les racines, appliquer sur 3 ou 4 centimètres, un colorant mélangé à un oxydant à 10 volumes. Rincer, soigner et sécher. Enfin, penser à soigner plus que jamais les cheveux en profondeur. Il est d’ailleurs vivement conseillé de les hydrater avant, pendant et après l’intervention technique.
Astuces de pros :
Aline Legoupil : « Un balayage est beau lorsqu’il y a du contraste et de la transparence. Pour éviter une couleur uniforme, je déconseille le tricotage et préconise le travail en voiles à la verticale. »
Frédéric Mennetrier : « Un interdit : l’alu ou le film plastique qui altèrent définitivement, le processus d’oxydation. »
David Lucas : « Il est toujours recommandé de couper les cheveux avant de faire le balayage, comme ça le coloriste saura où déposer les nuances de couleur. Vérifier aussi régulièrement les petits cheveux des bordures qui prennent très rapidement. »
Garance Delacour : « prendre en compte l’état et l’historique du cheveu, travailler sous cello ou à l’air libre en balayage “surfeur”, utiliser des oxydants légers, stabiliser le résultat et l’entretenir avec une patine notamment. »
Ludovic Geheniaux : « Je fais toujours une mèche d’essai afin de voir comment le cheveu réagit. Cela permet aussi de visualiser le résultat et de commencer le travail si c’est positif. »
Balayage et mèches, quelle est la différence ?
Vous n’arrivez pas à distinguer les mèches du balayage ? On a tendance à considérer que le balayage est une technique de coloration plus discrète, qui se fond dans la couleur naturelle. Ce sont des légers voiles. Les mèches donnent elles, un résultat plus franc et tranché, limite « zébré » si elles ne sont pas réussies. Depuis quelques années, les progrès en matière capillaire ont réduit l’écart et les mèches tendent à devenir elles aussi plus discrètes, mais beaucoup moins plébiscitées.
Donner du style à son balayage
C’est tout à fait possible. Steven Laudat suggère de commencer par déterminer le reflet (chaud ou froid) qu’on va vouloir lui donner, en fonction de la couleur de la peau et des yeux. Une fois le balayage réalisé, on le recolore en fonction du reflet déterminé. Soit à l’aide d’une coloration semi-permanente, appliquée pendant un laps de temps très bref sur cheveux secs ou mouillés ; soit à l’aide d’une coloration d’oxydation, sur cheveux mouillés uniquement.
Les secrets d’un balayage réussi
Si les règles restent fondamentales, il ne faut pas oublier que la colorimétrie est, avant tout, une théorie. Dans la pratique, face à une cliente, ce n’est pas toujours aussi simple. D’autres critères sont à prendre en compte : l’uniformité ou non de la couleur, l’historique de la cliente, etc. Car, finalement, la couleur est une notion très subjective. Cependant, tout se joue au moment du diagnostic : tout l’art du coloriste, c’est de savoir écouter les désirs de la cliente, mais aussi d’estimer sa hauteur de ton, le fond d’éclaircissement éventuel et de choisir ensuite la nuance qu’il appliquera, en tenant compte de tous ces éléments. Attention aussi au choix de l’oxydant, à la qualité de produit à employer et au respect du temps de pause.
La suite du dossier en seconde partie !
Biblond, pour les coiffeurs !








c super
c’est ça on va faire de la pub pour certaine marque afin que nos clients puissent les acheter chez les grossistes et que notre CA revente fonde comme neige au soleil lol
Ah 20%!! En Belgique c’est 21%?