ÉMERVEILLER LA CLIENTÈLE
L’univers du capillaire propose des expériences les plus invraisemblables où les sens sont en éveil. Il incombe aux salons de montrer la voie et de faire valoir leurs attributs exceptionnels de sensorialité. Un salon n’est plus un simple lieu où l’on pratique une couleur ou une coupe de cheveux. Il doit jouer un rôle de communication et de services. Il devient le trait d’union entre l’achat et l’émotion. Un étalage de produits avec des mises en valeur promotionnelles ne suffit plus. La nouvelle génération ne désire plus pénétrer dans un simple salon, mais traverser un univers. Elle doit se faire plaisir tout en gagnant en utilité. Le conseil, les divers services, la théâtralisation du produit, l’intonation de la voix, la gestuelle, l’intensité du regard… autant de valeurs ajoutées qui aident à se faire remarquer. Révolutionner les habitudes fait partie de la tendance. Il faut éblouir la clientèle et déclencher le « Waouh effect ! » au plus vite. Après l’émotion et le plaisir, « le client vient en salon pour vivre une expérience de marque », tempère Stéphane Amaru. Aussi, les idées nouvelles se doivent d’être en cohérence avec l’histoire du salon, son positionnement. Car évidemment, on ne vend bien que ce que l’on aime ou que l’on connaît bien. Du coup, Stéphane Amaru organise comme souvent des interrogations surprises sur les promesses des produits. Histoire de garder une pression positive.
Les échantillons, une clé à la vente ?
Pour réussir, il faut s’inspirer de ce qui fonctionne dans certains secteurs et, notamment, la parfumerie. Les doses d’essai, les échantillons sont des atouts indéniables de vente. « Si votre fournisseur vous donne peu d’échantillons, pas de soucis, précise Christelle Blais. Achetez des dosettes individuelles de voyage. Collez une étiquette au nom du salon sur chaque mini-dose avec la référence produit, une fois votre échantillon rempli. Enfin, offrez toujours deux dosettes afin que la cliente puisse faire son choix. Et surtout, notez sur votre logiciel les deux références pour mieux la questionner la fois suivante. C’est bingo à la prochaine visite ! »
SURVEILLER LE STOCK
Et, si les spécialistes s’accordent à dire qu’il vaut mieux avoir, dans l’idéal, deux marques plutôt qu’une, dans son salon, il faut veiller au stock. Car un stock peut coûter cher, entre 2 000 et 6 000 euros, selon les deux lignes et les maisons de produits. Alors, la valeur totale ne doit pas dépasser 3 à 5 % du chiffre d’affaires en fin d’année. Cela part toujours d’un élément de gestion et non du bon vouloir du coiffeur. « Proposez des gammes complètes, travaillées en profondeur plutôt que de se disperser avec des produits disparates, explique Jessica Bowes. C’est bien pour toucher une clientèle plus large. Mais je m’arrange pour que le bénéfice soit dans les caisses du salon, et non pas immobilisé sur mes étagères. » Pour cela, elle choisit des fournisseurs qui conditionnent les produits par trois, et non par six. Cela lui permet de maîtriser son stock. Tout doit quasiment tenir sur des étagères qui sont toujours remplies. Quand il manque des choses, cela se voit. Même constat pour Christelle Blais, qui a aussi, en cas de débordement, négocié avec ses fournisseurs pour une reprise des produits qui n’ont pas de rotation. Un stock, cela se gère, à l’entrée et à la fin grâce aux logiciels. Ne pas hésiter également à résister, coûte que coûte, aux dernières nouveautés que les représentants s’ingénient à vendre, souvent avec brio. Pour éviter de mettre tout son argent dans un stock. L’inverse de l’effet recherché, en quelque sorte. Et quand on sait que sur 100 shampooings vendus, seuls 2 le sont en salon, on comprend bien que la marge de manœuvre est importante.
Ça rapporte de vendre ?
Oui. La rentabilité horaire est 3 à 4 fois supérieure à celle des services. Ainsi un produit d’entrée de gamme, acheté au fabricant par exemple 5 euros, mis en vente à 9 euros TTC, rapportera, au final une fois retirés la TVA et l’intéressement, 2,50 euros. Et, plus vous montez en gamme, meilleure sera la rentabilité.
Merci à :
- Christophe Creux, fondateur de 2C2C-Consulting, un cabinet de conseils, de ressources humaines et de gestion des salariés pour des salons non franchisés.
- Stéphane Amaru, à la tête du salon Didact Hair Building mais aussi coach, auteur du livre : Est-ce que j’exagère ?
- Patrice Martin, fondateur et coach de Eplus, un cabinet de conseils et de formation.
- Jessica Bowes, manager du salon Toni&Guy de Bastille à Paris.
- Christelle Blais à la tête du salon Capella Coiffure à Fontenay Trévigny (77).
Biblond, pour les coiffeurs !







Bravo
De plus il faut avoir les bons produits… Quand on est employé on est tenu par les achats du responsable. Et c’est pas toujours facile dans le cas ou les produits sont inadaptés. Je préfère ne pas vendre que de vendre n’importe quoi. Ce SAV est primordial pour moi.
Et si ce qui sort est solide? Qu’ en pensez vous?
Pourquoi nos chèrs syndicats ne monte pas aux créneaux, auraient-ils des éventeuilles conflits d’intérets. Qui peut me prouver le contraire? Coiffeurs réagissaient…Demander des comptes à tous ces gens… Jean-Pierre Alençon…
vous avez homis dans la description des objectifs une serie, la serie « salaires des associés », puisque la plupat du temps les entreprises fonctionnants avec des seuils de rentabilités sont des grands groupes avec pour « patron » des personnes qui ne sont pas presentent dans les salons, donc IMPRODUCTIVES, mais qui elles touchent des 2 a 3000€ de salaires et plus… puisque salariés de leur propre entreprise. Alors oui, lorsque par manque de clientèle, on ne peut atteindre ce seuil de rentabilité on a les boules…et arreter de prendre les coiffeurs(euse) pour des demeurer,rappeler vous que vous aussi etes des coiffeurs(euses)
6568 × par le nombre d employers sa fais des ronds OMBRE’.
Bonjour
oui il en a toujours été ainsi
La gamme Green de chez Ducastel a été supprimée alors que d’après le chimiste que j’ai eu au téléphone elle était nettement moins polluante. Pourquoi???? occasionnerait elle la décroissance?
Au delà de la finance la préservation de la qualité de l’eau doit etre prioritaire et durant toutes ces années nous avons tous contribué inconsciamment et naivement (et je n’en suis vraiment pas fière) à la polluer.
Il va de soit que la diffusion des produits moins polluants doivent etre diffusés au grand public, donc aux grandes surfaces (puisque c’est là que va le consommateur).
Concernant les packagins et les notices : je désirerais (le plus vite sera le mieux) une notice unique par établissement professionnel et chez Ducastel il yen a 4 par tube de couleur une sur la boite, une sur papier recto verso, une sur le tube, et le pompom une a l’interieur de la boite!!!!!!
Je sais que cela créé du travail et que les statistiques de chomage doivent baisser………Bon, Bref disait Pépin . Merci pour les arbres et cela me facilitera la tache de tri.
Le pouvoir d’achat n’est pas élevé et perso il est préférable de s’offrir de la qualité de nourriture que le coiffeur. Creer des malades par la pollution de l’eau et de la malbouffe est une abérance qui font le bonheur des laboratoirs pharmaceutiques. Plus une perte dénergie gigantesque de création de perte d’énergie. Qui peut le plus peut le moins
Apprenons aussi aux coiffeurs à travailler au 10volume. Les cuirs chevelus abimés par les prises de médicaments ou autre chose sont devenus malades. Le contentement doit etre de mise
Concernant la coiffure je ne me considère pas comme commerçante mais, comme artisante. Notre combat doit plutot se diriger sur la taxation de T.V.A. prélevée sur le travail de nos mains. QUESTION? Nos mains seraint elles des machines à fric?
Merci
Passez une bonne journée