La facturation électronique devient obligatoire pour toutes les entreprises françaises, y compris les salons de coiffure. Objectif : simplifier les échanges, sécuriser la TVA et digitaliser les démarches administratives. Décryptage d’une réforme qui va changer vos habitudes comptables.

La réforme de la facturation électronique (ou « e-invoicing ») et du e-reporting entre dans sa phase de déploiement. À partir de 2026, toutes les entreprises, assujetties à la TVA, quelle que soit leur taille, devront être capables de recevoir puis d’émettre des factures électroniques. Pour les salons de coiffure, cette évolution ne se résume pas à un simple changement de format : elle implique de faire évoluer son logiciel de caisse, sa manière de gérer les encaissements et son organisation administrative. Concrètement, toutes les factures fournisseurs transiteront désormais par une plate-forme agréée par l’État (PA). Véritable « boîte aux lettres » numérique, cette plate-forme centralisera la réception et l’émission des factures. Le but est de supprimer les manipulations manuelles, d’éviter les pertes de documents et de fluidifier les échanges comptables. Pour les salons qui travaillent avec de nombreux fournisseurs – matériel, maisons de produits, énergie, prestations de service –, ce changement devrait rapidement améliorer la circulation de l’information.
Du côté des ventes réalisées à des clients particuliers, le fonctionnement sera différent : les recettes quotidiennes devront être transmises automatiquement à l’administration fiscale via le logiciel de caisse du salon. C’est le principe du e-reporting. Là encore, l’objectif est de simplifier la collecte d’informations, sans ajouter de démarches au quotidien, à condition d’avoir un outil compatible. Cette automatisation doit permettre de réduire les erreurs de saisie et de fiabiliser la tenue comptable. « Le but est de sécuriser la collecte de la TVA et de simplifier la gestion pour les entreprises. Les sociétés ont tout intérêt à anticiper pour ne pas subir la transition au dernier moment », explique Damien Charrier, président du Conseil national de l’ordre des experts-comptables. Et Sébastien Rabineau, directeur du projet Facturation électronique à la DGFiP : « Nous encourageons même les plus petites entreprises à anticiper. En démarrant la réception dès maintenant, ils éviteront les engorgements à l’approche de la date butoir. »
Au-delà de l’obligation légale, la facturation électronique peut devenir un véritable levier d’efficacité pour les salons. Les factures seront consultables en temps réel, les litiges réduits, le traitement des documents fluidifié, et le dialogue avec le cabinet comptable simplifié. De quoi gagner du temps administratif et renforcer la visibilité sur la trésorerie, notamment pour les salons qui facturent des prestations groupe, louent des espaces ou vendent régulièrement à des professionnels.
QUEL CALENDRIER POUR LES SALONS ?
1er septembre 2026 : tous les salons devront pouvoir recevoir les factures électroniques de leurs fournisseurs via une plate-forme agréée.
1er septembre 2027 : obligation d’émettre les factures et de transmettre les données de vente à l’administration.
LA CHECK-LIST DU SALON
Étape 1
Vérifier la compatibilité du logiciel de gestion ou de caisse avec la facturation électronique.
Étape 2
Choisir une plate-forme agréée par l’État (PA) avec son comptable.
Étape 3
Prévoir une courte formation interne pour les collaborateurs.
Étape 4
Tester le système avant l’entrée en vigueur officielle.
Biblond, pour les coiffeurs !







